Cyclisme La Belge a décroché la première médaille belge, mais elle en veut plus !

D’Hoore, ça rime avec or. Et c’est ce que vise la cycliste belge. Qui n’était dès lors pas entièrement satisfaite de sa médaille de bronze, conquise ce vendredi sur le scratch. Une épreuve qui se rapproche de la course sur route, puisque les participants démarrent en peloton et que le vainqueur est celui qui franchit l’arrivée en premier. Soit au bout de quarante tours (dix kilomètres) pour les dames élites.

La Belge, qui est une excellente routière également, elle qui figure parmi les meilleures du monde sur la route, a tenté de rendre la vie dure à la favorite et future lauréate Kirsten Wild. Elle a notamment attaqué à dix tours de l’arrivée. Mais la Néerlandaise, qui est la championne du monde de la discipline, a directement réagi.

"J’ai eu l’impression qu’elle venait me rechercher, a commenté à Sporza la Gantoise. Je misais sur une course dure, je voulais ouvrir la course. Mais cela s’est souvent regardé et cela a fait le jeu de Wild. Qui est vraiment forte. Mais elle n’est pas imbattable, et j’aimerais le prouver. Au sprint, j’étais un peu trop courte et j’ai dû me contenter de la troisième place."

Soit une médaille de bronze qui s’ajoute à la collection de distinctions dont la cycliste de la formation Mitchelton-Scott dispose sur la piste. "Je voulais me tester sur cette épreuve et le test est réussi, poursuit Jolien D’Hoore. Je me sens vraiment en bonne condition. C’est bon signe pour l’Américaine." Qui aura lieu mardi.

Elle sera associée à Lotte Kopecky, avec qui elle avait remporté le Championnat d’Europe de la discipline en 2016, mais aussi et surtout le Championnat du Monde de Madison (l’autre nom de l’Américaine) l’an passé. "Ça, c’est le grand rendez-vous pour nous, termine Jolien D’Hoore. Je suis prête, Lotte l’est aussi, mais ce n’est pas pour autant une garantie de succès."