Cyclisme

La RLVB, qui fêtait hier ses 125 ans, veut aider à régler le conflit UCI-Grands Tours sur le Pro Tour

AUDENARDE Avec 125 années au compteur, la Royale Ligue Vélocipédique Belge, créée le 11 novembre 1882 à Bruxelles afin de réunir les sept clubs de l'époque (Mons, Verviers, Louvain, Anvers, Gand et deux à Bruxelles), a de la bouteille.

Mais elle sait qu'elle vit actuellement des heures difficiles, vu le climat trouble qui entoure le cyclisme.

"Pour cet anniversaire, je n'ai qu'un voeu", expliquait hier le président Laurent De Backer, lors d'une journée de gala organisée à Audenarde, au Musée du Tour des Flandres. "Que la Fédération vive encore longtemps mais surtout que l'on puisse retrouver la paix dans le vélo."

Son rêve était pourtant compromis hier matin, et par... un des siens, à cause des déclarations du trésorier de la RLVB, Louis de Laet, par ailleurs président de la Fédération flamande de cyclisme.

"Réunir à BruxellesPatrice Clerc et Pat McQuaid"

Ce dernier avait appelé les organisateurs du Tour des Flandres (qui a répondu par la négative) et de l'Amstel Gold Race (plus intéressé) à se retirer du ProTour et rejoindre les organisateurs des Grands Tours (Tour, Giro et Vuelta), afin de mettre à mal le projet de circuit d'élite, cher à l'UCI, déjà très ébranlé.

Pat McQuaid, le président de l'UCI, annoncé hier à Audenarde, a été à deux doigts de ne pas venir.

"Il était très fâché par ces déclarations", continue Laurent De Backer. "Mais je lui ai assuré qu'il s'agissait de propos personnels, qui n'engagent en rien la RLVB. Notre Fédération est un des membres fondateurs de l'UCI. La RLVB veut rester loyale envers l'UCI. Nous ne sommes pas contre elle. Et nous ne sommes d'ailleurs pas contre le ProTour, même si nous ne sommes pas d'accord avec sa formule actuelle. Il faut un système avec moins d'équipes afin de permettre aux organisateurs de donner des invitations aux équipes continentales de leurs pays. Et il faudrait aussi un système de montée et descente. Pour cela, il faut parvenir à un consensus. Et même si je sais qu'actuellement, avec la crise gouvernementale, la Belgique n'est pas un modèle de compromis, mon plus beau cadeau d'anniversaire serait de pouvoir réunir rapidement à Bruxelles Patrice Clerc, le patron d'ASO, et Pat McQuaid pour en terminer avec ce conflit qui ne fait que ternir encore plus l'image du cyclisme."

L'Irlandais McQuaid, qui s'est dit attristé "par une édition 2008 du ProTour amoindrie", a accepté l'invitation.



© La Dernière Heure 2007