Cyclisme Cinquième, Jürgen Roelandts est satisfait de sa course avant les classiques flandriennes.

Comme il y a deux ans, quand il s’était classé troisième, derrière Arnaud Démare et Ben Swift, Jurgen Roelandts a décroché un bel accessit sur la Via Roma. Un résultat, une 5e place, qui en fait le premier Belge de la course. Pourtant, c’est d’abord pour aider Greg Van Avermaet que le nouveau coureur de BMC s’était élancé de Milan.

"Sur la fin, j’ai surtout veillé à remonter Greg dans les premières positions au début du Poggio", expliquait le Brabançon. "Je pense qu’il devait être quatrième, mais il attendait sans doute que la pente soit plus forte pour attaquer. Nibali est sorti avant, là où le pourcentage était plus faible et en plus, le vent était contraire. Sagan était dans la roue de Greg, ils se regardaient."

Mais l’ancien champion de Belgique a été impressionné par le numéro du futur vainqueur.

"Chapeau à Nibali d’avoir résisté, j’ai rarement vu ces dernières années une telle performance, disait Roelandts. En plus, c’est un bon descendeur."

Dès lors, les cartes ont été rebattues chez BMC.

"Comme convenu, après le Poggio, dont j’étais sorti en vingtième place, je me suis préparé au sprint, disait-il. J’étais dans la roue de Kristoff car j’avais vu qu’il avait un équipier. J’ai fait un bon sprint, c’est un beau résultat, mais Ewan était largement le plus fort."

Roelandts va aborder les classiques flandriennes rassuré sur sa condition et sa santé.

"Au début de Paris-Nice, j’ai encore souffert de la hanche touchée dans une chute avant le Nieuwsblad", disait-il. "Heureusement, après le chrono, qui a été comme un jour de repos, je me suis senti de mieux en mieux. C’est bien pour la suite même si, dès Harelbeke, ce sera à nouveau tout pour Greg."