L'arme secrète de Gilbert

Eric de Falleur Publié le - Mis à jour le

Cyclisme

Le Wallon, enchanté par le nouveau Volk , emploiera un pneumatique increvable

GAND Pour beaucoup, Stijn Devolder en tête, Philippe Gilbert est le grandissime favori du Circuit Het Volk. "C'est le jeu, chacun se renvoie la balle , dit le Liégeois qui est à Gand depuis mardi soir. Ça m'évite des heures de voitures. Rik (Verbrugghe) a dû partir à l'aube et il a mis deux heures et demi pour venir de Liège ce matin (hier)."

Avec ses équipiers, Meersman (voir ci-contre), Stubbe, Delage, Sébastien Chavanel et Ladagnous (Guesdon et Gérard, lequel remplace Mengin, seront les autres Française des Jeux), le coureur d'Havelange a découvert, durant cinq heures, le nouveau parcours de la classique flandrienne qui retrouve son tracé originel, de Gand à Gand après douze ans d'épilogue à Lokeren.

L'ancien vainqueur du Volk (il y a deux ans) est enchanté de ce qu'il a vu hier. "C'est beaucoup plus dur , lâche-t-il directement. Il y a plus de monts, plus de pavés, c'est bien. Il va y avoir du sport ! Évidemment, ce n'est qu'un entraînement. En course, on arrive à cinquante à l'heure au pied des bosses et on est déjà loin avant de sentir que ça monte. Ici, on s'y présente arrêté ou presque."

Néanmoins, Gilbert est ravi des possibilités que lui sont offertes. "Les coureurs font la course et la météo va aussi jouer un rôle majeur assure-t-il. Surtout le vent. S'il souffle de face, comme on peut s'y attendre, la finale sera sans doute bloquée. Mais est-ce qu'il y aura encore un peloton ? Je ne le crois pas."

Philippe Gilbert a aussi profité de la journée d'hier pour tester une nouvelle arme secrète, un pneumatique increvable . "C'est Hutchinson qui nous le fournit , explique le Liégeois, vraiment enthousiaste. Casar et Roy l'ont déjà essayé, mais, pour moi, c'était la première. C'est un pneu sans chambre à air (NdlR : le Road Tubeless, d'une section de 22''). J'ai passé la journée à tenter de crever, c'est impossible. C'est vraiment exceptionnel et son rendement est très bon aussi. Ça ne vous fait pas gagner une course, mais ça vous empêche peut-être de la perdre en vous évitant de crever dans un endroit stratégique."

De fait, une démonstration effectuée peu après par les mécanos de la Française des Jeux eut tôt fait de nous convaincre. "On le gonfle le 1er janvier et on le dégonfle le 31 décembre , rigole un mécano français. "Regardez !" Et l'homme de planter la pointe d'un ouvre-bouteilles dans le pneu. L'air s'échappe; mais tandis que la roue tourne, un produit spécial, une sorte de gomme bleue, sort et rebouche le trou en cinq secondes. "Le coureur ne remarque même pas qu'il a crevé."

"Bientôt, on ne devra même plus suivre et, à Paris-Roubaix, on pourra se poster en bord de route pour voir passer la course" , rigole Martial Gayant.



© La Dernière Heure 2008
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