Cyclisme

L'Union cycliste international (UCI) va interdire le Tramadol, un antidouleur, et adopter des règles plus strictes concernant les glucocorticoïdes à partir de 2019, a-t-elle annoncé jeudi dans un communiqué. 

"L'UCI a décidé de s'engager dans une démarche d'interdiction d'usage du Tramadol en compétition, sur des arguments sanitaires", a déclaré la fédération internationale à l'issue de son comité directeur tenu à Arzon sous la présidence du Français David Lappartient.

Le Tramadol, puissant antidouleur qui a été placé par l'Agence mondiale antidopage (AMA) sous surveillance sans pour autant être interdit, est un analgésique provoquant de nombreux effets indésirables: vertiges, perte de vigilance, somnolence, dépendance physique et risques d'addiction aux opioïdes.

En 2014, l'AMA avait alerté sur l'usage du Tramadol dans le cyclisme. Selon ses derniers chiffres, rendus publics le 13 juin, sur 12.554 échantillons analysés dans le cyclisme en 2017, 548 contenaient du Tramadol, un taux beaucoup plus élevé que dans tous les autres sports.

Dans le cadre de son agenda 2022, l'UCI a également annoncé d'autres mesures au sujet des glucocorticoïdes "à l'origine d'effets indésirables qui, lors d'un accident ou d'une urgence médicale, peuvent engager le pronostic vital".

Les deux décisions prises par l'UCI ont été saluées par le MPCC, qui regroupe environ la moitié des équipes de l'élite, alors que l'incertitude plane toujours autour de Chris Froome. Après son contrôle "anormal" au salbutamol lors du Tour d'Espagne 2017, le Britannique est toujours dans l'attente d'une décision du tribunal antidopage de l'UCI.