Cyclisme

S'il venait à remporter le prochain Tour d'Italie, Chris Foome deviendrait le troisième coureur de l'histoire après Eddy Merckx et Bernard Hinault à s'offrir. Mais le Kenyan Blanc pourra-t-il continuer à imposer sa domination dans l'Hexagone?

Le Britannique sera de retour en mai sur les routes du Tour d'Italie, huit ans après sa dernière participation. Cette annonce confirme les envies de Froome de remporter un troisième Grand Tour à la suite. Mais Froome ne serait pas Froome sans La Grande Boucle, il fera tout pour rester au sommet en juillet prochain.

S'il réalise tout cela, Froome deviendrait le successeur de Pantani, le dernier coureur à avoir réalisé le doublé Giro-Tour depuis 20 ans. Ils ne sont que sept dans l'histoire à l'avoir réussi. De nombreux grands noms comptaient relever ce défi lors de ce 21e siècle, mais ils se sont cassé les dents après avoir triomphé dans La Botte.

On retiendra particulièrement les ratés de Simoni (2003), de Menchov (2009) de Basso (2010), de Contador (2015), et Nibali (2016). S'il veut entrer dans la légende, Froome devra être dans la meilleure forme de sa carrière.

Nibali met Froome en garde

S'il n'a pas encore tenu à dévoiler son programme, Vincenzo Nibali s'est exprimé sur le parcours de la 101e édition. "C'est un beau et intéressant parcours, même s'il convient mieux à Chris. Le Giro est très particulier, ce n'est jamais une course logique. Il y a huit arrivées au sommet mais leur difficulté augmente progressivement. Mais ma présence ne dépendra de sa participation", assure le Requin de Messine, comme le rapporte Cycling News.

L'Italien prévient Froome, le Giro, ce n'est pas le Tour, ce n'est pas la Vuelta. "Quand tu as gagné le Tour à quatre reprises et la Vuelta, tu es capable de t'adapter à chaque Grand Tour. Mais le Tour d'Italie possède divers facteurs que tu ne peux contrôler. Ça peut te mettre en difficulté à n'importe quel moment. Chris a dit qu'il aime la chaleur, mais pas le froid. Cela sera intéressant de voir comment il supportera les changements climatiques propres au Giro. Je sais cependant qu'il est très fort, tout comme son équipe."