Le Panzer a retrouvé sa force

Eric de Falleur Publié le - Mis à jour le

Cyclisme

Tony Martin a dominé le chrono, comme attendu. La victoire finale l’attend à Engis

ARDENDONK Bien sûr, l’exemple de Thomas Degendt devrait motiver ses collègues, mais le Tour de Belgique n’est pas le Giro. Au terme d’une course de cinq jours, la fatigue générale n’est pas la même qu’après trois semaines et le tracé de la dernière étape de notre tour national n’a évidemment pas la difficulté de l’étape reine du Tour d’Italie, quand bien même seize côtes, dont beaucoup connues de la Flèche wallonne, sont au programme…

Il ne sera donc pas question de minutes mais plutôt de secondes, tout à l’heure, à Engis où l’on connaîtra le nom du successeur de Philippe Gilbert. Il y a de grandes chances pour que celui-ci se nomme Tony Martin.

Ce n’est pas une surprise, l’Allemand a dominé hier le chrono entre Turnhout et Ardendonk, gagné à plus de 51 km/h.

Pour le champion du monde de la spécialité, il s’agit du premier succès pour son nouvel employeur, Omega Pharma-Quick Step (le 31e de l’équipe en 2012). C’est aussi une première victoire depuis son terrible accident, mi-avril, lorsqu’il avait renversé par une voiture à l’entraînement, chez lui, près du lac de Coblence, en Suisse.

Relevé avec de multiples fractures, au visage, au bras et à l’épaule, le Panzer est revenu très vite à la compétition (le 1er mai) et en forme. Avec trois kilos de moins (car sa mâchoire fracturée l’a empêché de se nourrir correctement), Martin n’a rien perdu de sa force. Hier, il a dominé l’étape, repoussant ses adversaires à bonnes distances. Westra, deuxième, est à 46 secondes… Et comme plusieurs de ses équipiers, Terpstra, Van Keirsbulck et Stybar, sont en embuscade, l’équipe de Lefevere pourra jouer sur plusieurs tableaux.

“Je suis surtout heureux de ce premier succès pour ma nouvelle équipe”, souriait Martin. “On m’attendait, tout le monde disait que j’allais gagner, mais ce fut dur car je n’étais pas super (sic). Après dix kilomètres, j’étais à la limite de me mettre dans le rouge et j’ai souffert face au vent. J’ai dû me battre jusqu’au bout.”

On n’en a pourtant rien vu dans les écarts que l’ancien vainqueur de Paris-Nice n’a cessé d’augmenter. Au point de se mettre en position idéale.

“Maintenant, mon deuxième but va être de gagner ce Tour”, disait encore Tony Martin. “J’ai une équipe très forte qui va m’aider à défendre ce maillot. Mais la dernière étape, dans les Ardennes, n’est pas facile. Je m’attends à être attaqué par les Vacansoleil, les Rabobank et les BMC de Gilbert. Ils n’ont plus rien à perdre…”



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