Cyclisme En passant chez Davitamon-Lotto, il va retourner au Tour

ST-ELOOIS-WINKEL En ces vacances scolaires de Toussaint, Nico Mattan a emmené quelques jours sa petite famille, son épouse et ses deux filles, à Disneyland Paris.

«Nous sommes partis avec les Van Petegem et les Vansevenant, explique le Flandrien. Avec nos enfants qui sont en âge scolaire, on ne peut s'en aller très longtemps, ni très loin car dès le 1er décembre , c'est reparti.»

Entre une timide sortie sur la route («à peine plus rapide qu'un cyclo», avoue-t-il), une visite dans un bon restaurant, une promenade dans les magasins de Courtrai ou Lille avec ses filles ou une sortie avec des amis, le capitaine de route de l'équipe Bodysol-Relax met à profit cette trêve hivernale pour recharger ses batteries. Il y a douze mois, en s'engageant avec la seconde équipe de Patrick Lefevere, Nico pensait entamer la dernière partie de sa carrière en mettant toute son expérience au service des jeunes de la bande d'Herman Frison.

«Ce fut une très bonne expérience qui m'a plu, reconnaît le Flamand. Ils avaient de la qualité, étaient motivés et écoutaient. Malgré tout, ils commettent encore des erreurs comme Vansummeren au Championnat du monde. Il a trop attaqué. Il a produit des efforts inconsidérés dès le début. Sans cela, il aurait été le meilleur Belge de la course à l'arrivée. Vansummeren mais aussi Van Hecke ont vraiment de grandes qualités. Malheureusement le meilleur d'entre tous ces jeunes, Sébastien Rosseler s'en va, il va chez Quick Step.»

Car, un an plus tard, les données ont changé puisque, avec la séparation de Davitamon et Quick Step et la disparition de l'équipe Bodysol, revoilà Nico Mattan membre d'une formation de l'élite, Davitamon-Lotto. En 2005, Mattan va disputer le ProTour et sans doute retrouver la route du Tour de France à laquelle il croyait avoir définitivement tourné le dos il y a deux ans.

«Moi, je pensais rester encore deux ans comme ça, puis arrêter, dit-il. Maintenant, je ne sais pas encore quelle va être exactement ma place chez Davitamon-Lotto. On en parlera lors du stage début décembre. Marc Coucke (Ndlr: le patron d'Omega Pharma, la firme qui produit Davitamon) n'était pas très content de ma saison. Il dit que je devais gagner des courses. Mais ce ne sera plus jamais une saison comme en 2001. «

Nico Mattan y avait gagné six des onze courses (prologue de Paris-Nice, 3 Jours de La Panne, Tour du Piémont, Plouay...) que compte son palmarès au gré d'une carrière entamée en 1994 chez... Lotto. Cette année, à trente-trois ans, le copain de VDB s'est imposé deux fois, à Wilrijk et à Lille-les-Marquette, mais dans autant de critériums à la valeur sportive très relative.

«La saison a été bonne, mais j'ai souvent manqué de chance, j'ai été très régulier dans les courses qui me conviennent, notamment les classiques flamandes mais on n'a pas pu rouler Paris-Roubaix ou les classiques wallonnes», termine Nico.

© Les Sports 2004