Cyclisme

L'avocat de Tom Boonen (Quick.Step) se félicitait à plus d'un titre de la décision d'autoriser sa présence sur le Tour


PARIS Maître Jean-Louis Dupont, l'avocat du champion de Belgique Tom Boonen (Quick.Step), finalement autorisé à prendre le départ du Tour de France, samedi à Monaco, par la Chambre arbitrale du sport du comité olympique français (CNOSF), vendredi midi à Paris, se félicitait à plus d'un titre de cette décision.

"En premier lieu", a-t-il ainsi souligné lors d'un entretien téléphonique avec l'agence belga, "le résultat obtenu était de la plus haute importance pour le coureur et son équipe. Je suis donc franchement heureux pour mes clients. Mais je le suis peut-être encore davantage comme avocat. Pas à titre personnel, mais parce que c'est le droit qui a gagné dans cette affaire. Le verdict va sans doute être considéré comme surprenant, alors que pour un juriste qui connaît le dossier, il n'y en avait pas d'autre possible. Encore fallait-il tomber, comme cela a heureusement été le cas cette fois, sur des juges intègres et indépendants, capables de se placer au-dessus de l'aspect franco-français de l'affaire, pour la traiter en regard du droit et des lois, sans autres considérations ou interférences..."

Maître Jean-Louis Dupont attend maintenant avec impatience la sentence officielle, et surtout la publication des arguments qui ont amené le tribunal à la prononcer. "Vu l'urgence, on n'a eu connaissance aujourd'hui que de la décision", explique-t-il en effet. "Les motivations qui l'ont justifiée n'arriveront que dans un mois. Elles seront de toute première importance. Une chose est cependant d'ores et déjà très claire, sur un plan juridique: il y a désormais une limite aux droits des organisateurs. Le Tour de France", conclut ainsi Jean-Louis Dupont, "ce n'est pas une discothèque où la direction se réserve souverainement le droit d'entrée, décrétant qu'untel nuit à l'image de l'établissement alors que tel autre, bien davantage compromis, n'a qu'à montrer patte blanche pour entrer quand même..."

© La Dernière Heure 2009