Cyclisme

Chez Silence-Lotto, on pense que Van Den Broeck va bien mieux confirmer que Van Huffel

PUTTE Ces dernières saisons, les coureurs belges flirtaient avec le Top 10 des Grands Tours. Ils étaient même abonnés à la 11e place, avec Wim Van Huffel sur le Tour d'Italie 2005, Stijn Devolder sur le Tour d'Espagne 2006 et enfin Maxime Monfort l'an passé sur cette même Vuelta. Si le premier n'est jamais parvenu à confirmer, le second y parvient de plus en plus sur ce terrain-là, tandis qu'on se réjouit de suivre l'évolution en montagne et dans les épreuves par étape du Wallon de Cofidis. Mais jusqu'à présent, la Belgique n'avait plus signé un Top 10 dans une épreuve de trois semaines depuis la 9e place, en 2002, du Liégeois Rik Verbrugghe. C'est dire la prestation de Jurgen Van Den Broeck, 7e du défunt Giro, après avoir accompagné les meilleurs dans la haute montagne. Dans le clan de Silence-Lotto, on se félicite donc d'avoir récupéré Jurgen Van Den Broeck à la fin de la saison 2006, quand Discovery Channel, la formation dans laquelle il a débuté chez les pros en 2004, a décidé de ne pas poursuivre dans le cyclisme. "L'an passé, sa saison ne s'était pourtant pas super bien passée", raconte Marc Sergeant, le manager de l'équipe belge. "Mais nous savions qu'il avait de grandes capacités. Et cette année, depuis qu'il loue régulièrement un appartement à la famille Cioni, en Italie, il a accompli de grands progrès. Donc je suis agréablement surpris par son excellent Tour d'Italie, mais je dois bien dire que je l'espérais ! Car depuis cette saison, il est très présent. À la Flèche Wallonne, il était toujours devant, par exemple. Et il a beaucoup travaillé, perdant notamment assez bien de poids. Sa prestation est vraiment encourageante pour le futur. Par rapport à Van Huffel, par exemple, Van Den Broeck a de très belles capacités au niveau du contre-la-montre (NdlR: il a été champion du monde de la discipline chez les juniors, en 2001) et représente un bel espoir pour l'avenir sur les Grands Tours. J'espère qu'on va connaître la même réussite avec lui qu'avec Evans, qui est arrivé chez nous en terminant 8e du Tour de France 2005, avant de passer à la 5e et puis à la 2e place..."



© La Dernière Heure 2008