Cyclisme Malgré une forte présence à l’avant, les Lotto-Soudal ont dû s’avouer vaincus.

Sur un plan purement tactique, l’équipe Lotto-Soudal a eu tout bon hier. Et c’était le minimum que l’on pouvait attendre d’une équipe qui alignait seize coureurs World-Tour au départ.

L’équipe de Marc Sergeant a pris la course en main et était toujours très bien représentée à chaque étage de la course. Mais cela n’a pas suffi. Une situation qui s’expliquait facilement pour le manager général de Lotto-Soudal. "Nous n’étions tout simplement pas assez forts. Tiesj Benoot n’était pas capable de faire plusieurs accélérations. Jasper De Buyst était très fort mais au moment où le bon coup est parti, il avait déjà beaucoup donné. Jens Keukeleire a terminé très fort mais c’était trop tard pour la victoire", analysait après l’arrivée Marc Sergeant.

Malgré leur supériorité numérique de tous les instants, les Lotto-Soudal ont échoué. Car ils se sont cassé les dents sur une équipe Quick-Step Floors sans doute imprenable à Binche. "Je pense que Philippe Gilbert et Yves Lampaert étaient beaucoup trop forts pour les autres devant. La première attaque, Sep Vanmarcke est revenu. La seconde, il n’a pas su y aller. C’est bien la preuve que ça allait tout simplement trop vite", concédait, sans trop de regrets, le manager général de Lotto-Soudal. Malgré la légitime déception, Marc Sergeant regardait vers l’avenir immédiat avec beaucoup de confiance. Car Tiesj Benoot, Jens Keukeleire, Jelle Vanendert, Jasper De Buyst et Thomas De Gendt ont montré qu’ils étaient en bonne condition. "Les cinq Belges que nous avons pris pour le Tour de France sont en forme. Et Tiesj a encore un stage en altitude à faire d’ici le départ. Il devrait donc être au top pour la Grande Boucle", prédisait d’ailleurs Marc Sergeant. Avec l’appui d’André Greipel, les Lotto-Soudal pourraient retrouver, en juillet, le goût de la victoire.