Maxime Monfort : “Le Tour, cela va être la fête !”

Quentin Finné Publié le - Mis à jour le

Cyclisme

À un mois du Grand Départ du Tour à Liège, Maxime Monfort trépigne d’impatience

Un franc et large sourire semble figé sur le visage de Maxime Monfort. À un mois du Grand Départ du Tour de France à Liège (le samedi 30 juin), le Nadrinois trépigne d’impatience comme un enfant au pied du sapin de Noël. Il faut dire que le cadeau que le coureur de la formation RadioShack-Nissan-Trek s’apprête à déballer n’est pas commun.

“Pour un coureur étranger, accueillir le Grand Départ du Tour de France dans son pays, cela procure toujours une foultitude de sentiments positifs”, confie celui qui participera alors à sa cinquième Grande Boucle . “Enthousiasme, fierté, excitation : je me fais déjà une réelle joie d’y être car cela sera, à n’en point douter, une grande et très belle fête.”

S’il n’avait pu goûter à la magie du coup d’envoi liégeois du Tour 2004, celui qui vit désormais à Sprimont croquera à pleines dents dans cette édition 2012.

“Il y a 8 ans, j’étais alors néopro au sein de la formation Landbouwkrediet et on m’avait envoyé courir le Tour du Doubs qui se déroulait en même temps que les premières étapes du Tour”, se remémore Monfort. “Nous avions cherché, en vain, une télévision qui retransmettait le prologue tracé dans les rues de Liège. L’événement m’avait donc complètement échappé. C’est un petit regret, mais je suis bien décidé à rattraper cela.” (rires)

Il faut dire que le Wallon sera particulièrement gâté. La première étape reliant Liège à Seraing sillonnera ainsi ses deux provinces de cœur, celle de Liège et de Luxembourg (il est originaire de Nadrin).

“Ce sont des routes que je connais sur le bout des doigts”, sourit Maxime. “Si cette étape ne renferme par de véritables pièges, maîtriser le terrain sur lequel nous évoluerons demeure un avantage indéniable. Je pourrai, de plus, compter sur le soutien de nombreux supporters tout au long de ce parcours dont mon club de supporters qui sera installé à la Baraque Fraiture. Le gigantisme du Tour et la pression que cette course génère dans toutes les équipes nous empêchent parfois, nous coureurs, de percevoir la pleine dimension de ces instants uniques. Mais je tenterai d’en profiter autant que faire se peut.”

Ce dont le sixième du dernier Tour d’Espagne profitera assurément lors des trois journées belges du Tour de France, c’est de sa petite famille.

“Il y a deux ans, j’avais quitté la Grande Boucle durant la première journée de repos pour embrasser ma fille Lou, née quelques heures auparavant”, souligne Monfort. “Le Tour ne sera pas en Belgique au moment de son anniversaire (NdlR : le 9 juillet), mais j’en serai éloigné moins longtemps puisque je rejoindrai l’équipe dans la journée de mercredi sans avoir besoin de voyager. Et une fois à l’hôtel, je pourrai recevoir chaque jour la visite de ma femme Laure et de notre enfant. L’éloignement est l’un des aspects les plus pénibles qu’un coureur pro rencontre sur un grand Tour. Celui-ci me paraîtra donc un peu moins pénible sur ce plan.”

Plus que vingt-neuf fois dormir...



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