Cyclisme Le néo-pro wallon a bouclé dimanche sur la Vuelta sa première course de trois semaines.

La voix, enrouée, traduit une légitime fatigue. "Mais mon état est peut être davantage lié à la petite fête qui a succédé l'arrivée de la dernière étape à Madrid qu'aux efforts consentis durant trois semaines", sourit Rémy Mertz.

A 22 ans, le néo-pro de chez Lotto-Soudal a bouclé dimanche, sur la Vuelta, le tout premier grand tour de sa carrière. Cent-cinquantième du classement général final, l'Arlonnais a rempli l'objectif qu'il s'était assigné: voir la capitale espagnole.

"Là était ma priorité absolue au moment de prendre le départ de Nîmes, commente Mertz. J'ai accompli pas mal de boulot pour l'équipe, notamment en travaillant en tête de peloton lors des étapes propices à un sprint, mais j'ai aussi veillé à m'économiser lorsque j'en avais la possibilité. J'ai très vite compris qu'un grand tour, c'est un peu de la survie. Le niveau global y est très élevé et la bataille souvent extrêmement intense en début de course. On est à bloc pendant plus d'une heure avant que la bonne échappée ne se dégage."


(...)