Cyclisme

Michael Valgren (Astana) a remporté la 53e édition de l'Amstel Gold Race (WorldTour), dimanche aux Pays-Bas. 

Le cycliste danois a devancé le Tchèque Roman Kreuziger (Mitchelton-Scott) et l'Italien Enrico Gasparotto (Bahrain Merida), tous deux anciens vainqueurs, au terme des 263 kilomètres entre Maastricht et Berg en Terblijt. Premier Belge, Tim Wellens (Lotto Soudal) termine 6e alors que Jelle Vanendert (Lotto Soudal) prend la 10e place. Après avoir observé une minute de silence en mémoire de Michael Goolaerts, la course a démarré sous le soleil. Quadruple lauréat, Philippe Gilbert a été victime d'une crevaison dès les premiers hectomètres.

Après une quinzaine de kilomètres, neuf hommes sont sortis du peloton dont le Belge Preben Van Hecke (Sport Vlaanderen-Baloise). Après 40 km de course, l'écart était déjà monté à plus de 15:00.

La course s'est alors durcie au fil des kilomètres sous l'impulsion de plusieurs favoris, dont Philippe Gilbert, mais aussi de l'équipe Bahrain Merida pour Vincenzo Nibali. A près de 30 kilomètres de l'arrivée, l'Espagnol Alejandro Valverde (Movistar), avec ses qualités d'explosivité, a fait sauter une partie des favoris, dont Philippe Gilbert et Dylan Teuns, parvenant à faire la jonction avec les échappés en compagnie, entre autres, du Slovaque Peter Sagan (Bora-hansgrohe), du Français Julian Alaphilippe (Quick-Step Floors) et de Tim Wellens.

Dans le Bemelerberg, dernière difficulté de la journée, Valverde a remis une couche, démontrant qu'il était un des plus forts sur les routes étroites du Limbourg néerlandais.

Sentant que la course allait se ponctuer au sprint entre hommes forts, Michael Valgren a tenté deux fois sa chance en solitaire, d'abord à 5 puis à 2 km de la ligne. Rejoint par Roman Kreuziger, le Danois, plus véloce, s'est imposé au sprint devant le Tchèque, vainqueur en 2013. L'Italien Enrico Gasparotto (Bahrain Merida), lauréat en 2016, a terminé quelques mètres plus loin.

Valgren, 26 ans, est le premier depuis Eddy Merckx en 1973 à réaliser le doublé Het Nieuwsblad - Amstel Gold Race.

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Gilbert : "Notre collectif reste solide"

Le vainqueur sortant connaît les clés du succès sur une épreuve qu’il a remportée quatre fois.

Forcément déçu de ne pas encore avoir gagné jusqu’à présent, et notamment les deux monuments qui manquent à son palmarès, Philippe Gilbert assure ne pas en faire une fixette.

"Le printemps des classiques a jusqu’à présent été très bon pour notre équipe" , expliquait-il vendredi, lors de la conférence de presse de son équipe établie à l’hôtel des Quick Step, le très chic La Butte aux Bois, à Lanaken. "Nous avons bien roulé, nous avons quasiment tout gagné et nous avons fait preuve d’un solide collectif. J’ai beaucoup roulé pour les autres, mais c’est comme ça. Bien sûr, j’ai aussi mes propres ambitions, mes propres envies de gagner. Cela n’a pas été le cas, mais je sais aussi l’accepter. Je sais accepter les victoires, mais aussi les défaites. Je sais facilement tourner les pages. Mais il n’y a pas de secret, je rêve toujours de gagner de grandes courses."

Dont l’Amstel Gold Race , qu’il considère comme une très grande. "Les meilleurs des classiques flandriennes seront toujours là, mais il y aura comme chaque année sur cette épreuve des coureurs ayant un profil différent" , poursuit Philippe Gilbert au sujet des puncheurs-grimpeurs. "Notamment avec Alejandro Valverde. Je ne sais pas pourquoi il n’a jamais remporté l’Amstel, mais il en a bien évidemment les capacités. Dans le sport de haut niveau, il y a plein de choses qui ne s’expliquent pas…"

Qu’a-t-il pensé de la prestation de Tim Wellens, mercredi, à la Flèche Brabançonne ? "Honnêtement ? Je n’ai pas regardé la course" , répond-il. "Je fais assez de vélo dans ma vie, je ne vais pas commencer à regarder les courses des autres ! Je n’ai pas non plus regardé le Tour du Pays Basque. Mais j’observe bien évidemment les résultats. La victoire de Wellens n’est pas une surprise. Dans le peloton, on connaît la valeur des coureurs. Et on sait qu’il ne faut jamais sous-estimer Wellens, il a déjà de solides références. Benoot est encore un peu plus tendre, mais il est dans une très bonne année. Ce qui est certain, c’est que nous n’aurons pas la pression, nous avons déjà tant gagné. Ce sont plutôt les formations qui n’ont pas encore remporté de classique cette année qui ont la pression. Elles devront peut-être prendre le poids de la course, même si nous n’oublions pas que rouler devant sur ce type d’épreuve est un avantage."

Gilbert sera associé à Alaphilippe. "Le noyau de notre groupe change, mais notre effectif reste très solide" , termine-t-il.