Cyclisme

L'Italien Vincenzo Nibali (Bahrain Merida) s'est imposé dans le premier 'monument' du cyclisme de la saison.

Il a remporté la 109e édition de Milan-Sanremo. Samedi, il s'est échappé dans le célèbre Poggio et a résisté jusqu'au bout au retour du peloton. Il s'est imposé sur la célèbre Via Roma à la manière du recordman de victoires de l'épreuve Eddy Merckx, lauréat à sept reprises entre 1966 et 1976, au terme de la plus longue course d'un jour de l'année (291 km). Il a devancé l'Australien Caleb Ewan (Muitchelton-Scott) et le champion de France Arnaud Démare (groupama-FDJ), classés tous dans le même temps.

Jurgen Roelandts (BMC) a fini premier Belge en 5e position. Jasper Stuyven (Trek-Sagafredo) a pris la 10e place.

La course s'est jouée comme souvent en tout fin d'épreuve. Tous les favoris s'apprêtaient à aborder groupés le célèbre Poggio qui a si souvent fait pencher la décision. C'est alors que Mark Cavendish a été victime d'une chute spectaculaire sur un îlot directionnel mal indiqué. Il s'en suivit une certaine confusion dans le peloton .

Comme l'an dernier les 3,7 km de la pente du Poggio à une moyenne de 3,7%, (avec une pente maximale 8%) a fait basculer la décision. Après une attaque du Luxembourgeois Jean-Pi Drucker (BMC), le champion de Lettonie Krists Neilands a tenté sa chance. Nibali a plongé dans sa roue avant de le déposer à 6,5 km de l'arrivée. Il basculait seul au sommet avec 11 secondes d'avance. Ses qualités de descendeur ont ensuite fait merveille. Le Sicilien pouvait savourer son nouveau triomphe dans l'ultime ligne droite.

Nibali, 33 ans, met fin à douze années sans succès italien à Sanremo. Il succède au palmarès au Polonais Michal Kwiatkowski. Il décroche son 51e succès professionnel et complète encore un peu plus un palmarès exceptionnel où monuments (Tour de Lombardie, Milan-Sanremo, championnat d'Italie) et grands tours (Tour de France, Tour d'Italie et Tour d'Espagne) se côtoient.

Les réactions

Nibali: "J'ai tout donné"

"C'était une course difficile. J'avais de bonnes sensations dans les derniers kilomètres, comme durant toute la journée. J'ai tout donné dans les 5 derniers kilomètres. Quand j'ai entendu que j'avais douze secondes, je n'ai pas regardé derrière moi. Au début, je voulais juste suivre le coureur qui venait de partir. Je dédie cette victoire à toute l'équipe."

Ewan: "C'est une course qui me convient"

"Je ne suis pas passé loin de la victoire. C'est une course qui me convient bien, j'espère faire mieux l'année prochaine."

Démare: "Nibali est sorti au bon moment"

"Je suis content quant même de cette 3e place puis c'est une victoire rêvée pour L'italie. L'équipe a bien bossé même si la victoire n'est pas loin. Cela a vachement temporisé dans le Poggio. Nibali est sorti au bon moment en profitant de cette période de flottement. Seul Kwiatkowski a essayé à un moment. Je pensais qu'on allait récupérer Nibali avec le vent de face sur les derniers kilomètres. A la fin, tout le monde roulait à bloc. Il manquait d'autres équipes pour rouler derrière l'Italien. Je suis bluffé par le numéro de Nibali. Si ça attaquait dans le Poggio, j'avais décidé de ne pas suivre à cause du vent de face dans le final. Sagan, Van Avermaet et Kwiatkowski se sont marqués à la culotte et c'est à ce moment que tout s'est joué. Je ne suis pas forcément déçu, ce sont les aléas de la course. Je suis dans le timing pour les classiques."

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