Cyclisme

Bill Olivier, le manager de Lotto-Belisol, pense que son équipe va conserver sa place au plus haut niveau du cyclisme

BRUXELLES L’Union cycliste internationale rendra son verdict lundi concernant les dernières licences World Tour à attribuer.

Pour rappel, Lotto-Belisol n’a pas encore obtenu le précieux ticket, au contraire, par exemple, d’Omega Pharma-Quick Step. L’équipe de Van den Broeck, de Greipel ou de Vanendert, qui avait commis une faute administrative au moment de la demande de licence, est en lutte avec Saxo-Tinkoff (de retour de suspension, Contador ne rapporte plus de points à son équipe), Argos-Shimano, qui veut monter d’un cran, ou la FDJ pour les trois derniers billets World Tour (Europcar est la cinquième équipe, mais la formation de Voeckler souhaite rester en continentale pro).

Du côté de la direction de Lotto-Belisol, à quelques jours du verdict, on affiche un ton serein et confiant. “Oui, car nous avons réalisé une très bonne saison 2012 et notre équipe n’a presque pas changé pour 2013” , explique Bill Olivier, le manager. “Nos coureurs ont leurs automatismes et les jeunes vont avoir une année en plus et seront donc plus forts en 2013. Notre petite erreur administrative a été réglée trois ou quatre jours après la date butoir, et nous avons reçu le feu vert de l’UCI sur ce point-là. Comme sur celui de l’éthique, très important dans le cyclisme d’aujourd’hui, pour lequel nous sommes irréprochables.”

Tout comme, selon le manager, au niveau financier. “Nous nous appuyons sur un sponsor fidèle, la Loterie Nationale, présente depuis si longtemps dans le vélo, et l’UCI est sensible à cette fidélité. Nous avons aussi de très bons cosponsors. Nous sommes une structure solide et avons une vraie démarche de formation des jeunes, autre point fort au niveau de l’UCI. Nous sommes la troisième équipe la plus jeune du World Tour. Mais comme nous étions classés entre les 16e et 20e places au ranking UCI, nous devions passer devant la commission des licences, pour discuter de notre valeur sportive.”

Qui souffre du départ de Gianni Meersman. “Oui, c’est une vraie perte, Gianni avait un rôle de leader chez nous, après s’être bien retrouvé dans notre équipe” , poursuit Bill Olivier. “Il a reçu une offre pour laquelle nous ne pouvions nous aligner. Mais nous restons confiants pour la licence. Nous revenons d’un séminaire à l’UCI et nous avons reçu de très bons échos. Je pense que nous n’avons pas à nous inquiéter. C’est plus aux autres équipes de s’inquiéter. Un simple exemple : nous avons terminé 11e du World Tour 2012, on a eu de nombreuses victoires. Et même avec le départ de Meersman, l’UCI estime que nous avons progressé de 25 % au niveau de notre valeur sportive. Franchement, ne pas avoir la licence, on n’y pense même pas ! On n’a pas pensé à un plan B ou à un plan C si on ne l’avait pas. On la mérite et on a tout fait pour l’avoir .”



© La Dernière Heure 2012