Cyclisme

Les coureurs ont pris le départ de la dernière étape avec du retard pour prostester contre le contrôle subi par Van Impe alors qu'il était crématorium.

NICE Les coureurs de Paris-Nice ont pris avec du retard, dimanche, le départ de la dernière étape à Nice pour protester contre le contrôle subi par le Belge Kevin Van Impe, alors qu'il préparait les funérailles de son enfant mort-né.

Entouré par les deux premiers du classement général, les Italiens Davide Rebellin et Rinaldo Nocentini, Philippe Gilbert a pris la parole sur le podium pour souligner que, si les coureurs n'étaient pas "contre les contrôles", ils demandaient du respect.

"On a peut-être passé les limites", a déclaré le Remoucastrien, membre du conseil de l'Association internationale des coureurs (CPA). "En partant deux, trois minutes après l'horaire prévu, nous voulons soutenir Van Impe et marquer les esprits pour que cela ne se reproduise plus." Gilbert, qui s'est exprimé au nom de l'ensemble du peloton, a été applaudi par les autres coureurs.

Van Impe a subi mercredi dernier un contrôle inopiné de la part de la Communauté flamande, alors qu'il se trouvait au crématorium de Lochristi en train de régler des formalités suite au décès de son fils Jayden, né prématuré lundi et décédé six heures après l'accouchement.

Interpellé par cet incident, le ministre flamand des Sports, Bert Anciaux, a déclaré songer à l'instauration d'une ligne rouge pour gérer au mieux les contrôles antidopage qualifiés de délicats.