Cyclisme Le Belge, aérien sous la pluie, a gagné l’étape et peut encore gagner le tour.

Décidément, il y a deux Tim Wellens selon que la météo soit bonne ou mauvaise et, paradoxalement, le Belge est toujours à son avantage dans des conditions difficiles.

Contraint à l’abandon au Tour de France en raison de son allergie au soleil et à la chaleur, el Limbourgeois a dominé la 6e étape du BinckBank Tour, finissant à Houffalize où Wellens avait déjà gagné, il y a deux ans… sous la pluie. La liste des succès, généralement dans des courses du WorldTour, acquise par le coureur de Lotto Soudal dans une météo plus ou moins exécrable - comme à l’EnecoTour 2015 donc, au G.P. de Montréal 2015, au Tour de Pologne l’an passé par exemple - s’est donc étoffée d’une victoire supplémentaire.

Pour le coureur de Brustem, vivant désormais à Monaco, c’est le quatrième succès de la saison. Et ce dimanche, Tim Wellens peut en ajouter un cinquième puisque quatre secondes le séparent seulement du nouveau leader, Tom Dumoulin.

Les deux hommes ont dominé la finale de cette étape-reine, partie de Riemst, dans le Limbourg, et qui finissait à Houffalize après plus de deux cents kilomètres en dents de scie et l’ascension d’une dizaine de côtes et d’autant de montées non recensées. Après une longue préparation de son équipe, Wellens est sorti de ce qui restait du groupe de tête à 23 kilomètres de l’arrivée.

Seul Peter Sagan d’abord a pu le suivre, mais le champion du Monde a crevé de la roue avant. Le peloton venant d’exploser dans la côte Saint-Roch, il a fallu du temps pour que le Slovaque finisse par être dépanné. Il n’a jamais revu la tête de la course, d’autant que le Kilomètre en or (où Wellens passa trois fois en tête devant Tom Dumoulin) avait fait tout s’emballer.

Wellens et Dumoulin réunis aux avant-postes, les deux Limbourgeois, le Belge et le Néerlandais, unirent leurs efforts pour rester hors de portée du quintet de poursuivant emmené par Greg Van Avermaet, lequel avait été le dernier à tenter de s’accrocher sur les reliefs. Malgré l’aide de Jasper Stuyven, Oliver Naesen, du Danois Valgren et tandis que Tiesj Benoot, couvrait Tim Wellens, le champion olympique dut se résoudre à limiter la casse.

Devant, alors que Tom Dumoulin commençait à souffrir d’une fringale et prenait le parti de suivre tant et plus Wellens, sans espoir de le devancer sur la ligne, le Trudonnaire enlevait donc la victoire d’étape. Grâce aux bonifications, les deux hommes sont séparés de 4 secondes à peine et rien n’est fait car la dernière étape, ce dimanche, propose un parcours flandrien, a priori bien plus favorable à leurs poursuivants, Van Avermaet, Naesen ou Stuyven, avec des pavés et neuf monts flamands, dont trois fois le Mur de Grammont ou le Bosberg. L’arrivée est d’ailleurs tracée sur les contreforts du Mur.