Cyclisme La formation de Patrick Lefevere est à un succès du record de 2014.

Ce mardi, Julian Alaphilippe et Elia Viviani ont rapporté les succès n° 59 et 60 pour la Quick-Step Floors en 2018. Cette dernière est désormais à... une victoire de son propre record établi en 2014. Autrement dit, l'exploit est à la portée de Philippe Gilbert et de ses coéquipiers. La Vuelta ne se termine que le 16 septembre et les quelques classiques de fin d'année pourraient permettre aux tuniques bleues et blanches d'aller chercher d'autres bouquets de fleurs. 

Malgré cette effervescence autour de la Quick-Step Floors, il reste un énorme problème pour Patrick Lefevere: réussir à boucler son budget. En proie à des soucis d'ordre financier, le patron commence à désespérer. "Pour continuer à faire ce que nous faisons, nous devons trouver 4 à 5 millions d'euros," affirmait Lefevere il y a quelques semaines, juste après le Tour de France. La situation n'a pas changé d'un poil en ce début d'année scolaire.

"C'est incroyable et contradictoire au succès", analyse Lefevere à nos confrères de Sporza. " Cela va être très difficile mais je ne resterai pas à rien faire. Je vais continuer d'essayer de boucler le budget, j'ai ça en tête." Avec toutes les victoires, sa demande de fonds et ses recherches intensives de sponsors ont pu paraître complètement en décalage. " Je comprends que les gens ne saisissent pas que j'ai encore besoin d'argent", rajoute le Flamand . J'ai peut-être réalisé une erreur stratégique en communicant beaucoup trop tard avec le monde extérieur."

Comment une équipe aussi prolifique en vient-elle à avoir des ennuis pécuniaires ? " Chacun pensait que l'entreprise Quick-Step et l'équipe Quick-Step étaient inséparables(...) Les entreprises et les personnes n'ont pas réalisé qu'il restait de la place pour les autres. Ai-je une deadline ? Il va bien falloir. Je ne veux pas en parler car alors les gens vont venir en discuter."

L'homme âgé de 63 ans vit dès lors une fin de saison très remplie en coulisses. "Je cours d'une réunion à une autre. Je refuse d'abandonner", détaille Lefevere. " Mais si je ne peux plus rien faire, alors je m'arrêterai, la mort dans l'âme."