Cyclisme Le Français Bardet est soulagé que le dossier Froome soit enfin classé.

Lorsqu’on qualifie son approche du Tour de maniaque, Romain Bardet corrige le qualificatif avec humour. "Je préfère dire que je suis très précis", sourit le leader de la formation AG2R-La Mondiale.

Troisième sur le podium final des Champs-Élysées la saison dernière et second un an plus tôt, l’Auvergnat (27 ans) poursuit la quête de son graal : la perfection.

"Je vais prendre le départ de mon sixième Tour de France ce samedi, et je continue de m’améliorer dans une multitude de domaines, juge le Français. Une performance sur la plus grande course du monde reste dépendante de tellement de facteurs complexes qu’il serait réducteur de résumer ma progression en un seul domaine. Je tente d’être toujours plus soigneux dans les choix que je pose. Nous avons énormément travaillé le contre-la-montre par équipes, j’ai reconnu les pavés de l’étape du Tour avec des équipiers qui font partie des meilleurs spécialistes du monde (NdlR : Dillier et Naesen), j’ai cherché à rendre mes capacités en montagne un peu plus tranchantes encore et je sais désormais comment être économes de mes gestes dans les rares moments creux des trois semaines de course qui nous attendent. Je me sens prêt, mais sais aussi qu’un tas de choses peuvent arriver lors d’une course qui invite à l’humilité. Quand on a terminé deux fois sur le podium final des Champs-Élysées, on aspire toutefois forcément à goûter à encore mieux… Mais la concurrence sera extrêmement dense."

Plutôt tranchant dans ses propos à l’égard de Christopher Froome avant que son cas ne soit classé en début de semaine par l’UCI, Bardet appelle désormais chacun à la raison.

"Je suis soulagé qu’une décision a enfin été posée. Il convient de l’accepter et de la respecter. Les neufs derniers mois on été pénibles pour Froome et le cyclisme de manière plus globale, mais il est désormais important que le Tour de France s’élance dans un climat apaisé. Cet événement doit demeurer une grande fête nationale. Le leader de la Sky sera le favori numéro un à sa propre succession et j’ai confiance dans l’intelligence du public qui lui permettra d’évoluer dans un environnement fair-play."