Cyclisme Pour le champion du monde, vainqueur à Québec et à nouveau favori à Montréal ce dimanche, tout ne se résume pas à un duel entre lui et le Belge.

"On verra". Une courte phrase qui revient comme un boomerang dans le discours de Peter Sagan. Surtout quand il doit s’exprimer en anglais, langue dans laquelle il n’est pas à l’aise et n’est donc jamais très loquace. Avant les courses du Canada, il avait répondu "on verra" concernant sa forme. Après son succès ce vendredi à Québec, quand il avait dû s’exprimer sur l’épreuve de Montréal, qui a lieu ce dimanche, il a à nouveau répondu "We will see". On verra.

S’est-il mis en confiance en vue du Championnat du Monde ? Réponse : "On verra en Norvège". Le tout est toujours dit avec un franc sourire.

Ceux qui rient moins, ce sont ses adversaires, qui ne parviennent pas à se défaire du coureur slovaque et dont la puissance est toujours dangereuse en cas d’arrivée massive. Comme Greg Van Avermaet, qui a à nouveau terminé deuxième derrière lui à Québec.

"Je devance Greg Van Avermaet et Michaël Matthews, deux coureurs que l’on retrouvera certainement au Championnat du Monde", détaille Peter Sagan. "Mais une course, ce n’est jamais simple et jamais évident à prédire. Même si je suis souvent classé aux côtés de Van Avermaet, il n’y a pas que nous deux. Une course ne se fait pas à deux ou à trois. Et au Mondial, il y aura de nombreux autres prétendants. Comme dimanche, à Montréal. J’essaierai de gagner. Car c’est ce que nous voulons tous. J’ai désormais cent victoires, c’est bien, c’est beau, mais ce serait mieux de pouvoir vivre cent ans ! Mais c’est normal de vouloir gagner d’autres courses. On me demande toujours comment je me sens. En dehors du vélo, je me sens toujours bien. Par contre, sur le vélo quand il faut souffrir, les sensations sont toujours différentes."

Vendredi, à Québec, elles étaient visiblement suffisamment bonnes pour qu’il puisse espérer de réaliser le doublé canadien, que seul Simon Gerrans avait réussi en 2014, s’imposant à Québec et à Montréal.