Cyclisme Le Limbourgeois dont la maman est wallonne, vit à 8 km du départ et à 35 km du Mur de Huy sur lequel il s’entraîne souvent.

Il n’y aura ce matin que deux coureurs wallons au départ à Waremme de la 79e édition de la Flèche Wallonne, Philippe Gilbert, bien sûr, ainsi que le Marbehanais Boris Dron, chez Wanty-Groupe Gobert.

Dès lors, le régional de l’étape sera… Tim Wellens. "Ce sera en effet très spécial pour moi, jamais encore chez les professionnels, je n’ai pris le départ d’une course qui partait si près de ma maison", sourit le coureur de Brustem, dans la banlieue de Saint-Trond où sa famille tient un grand magasin de cycles. "Waremme n’est qu’à huit kilomètres de chez moi."

Juste de l’autre côté de la frontière linguistique, ce qui ne veut rien dire pour le coureur de Lotto-Soudal, dont la maman, Fabienne, est wallonne et a épousé le papa, Léo, ancien coureur limbourgeois. Celui-ci est un des trois frères de la célèbre fratrie trudonnaire, avec Paul et Johan, qui disputèrent et finirent le Tour de France ensemble en 1981, dans l’équipe Sunair-Sport 80-Colnago (Boule d’Or) dont Freddy Maertens était le leader.

"J’ai des racines wallonnes en effet", explique le vainqueur de l’EnecoTour. "Mon papy habite à Neuville-en-Condroz (NdlR : Neupré), on passera à deux kilomètres de sa maison, ce sont donc des routes que je connais particulièrement bien et où j’ai de nombreux supporters."

C’est son grand-père maternel qui a d’ailleurs mené ses premiers pas dans le cyclisme, alors que le jeune garçon n’avait que dix ans et portait le maillot du Team cycliste Hesbaye. Sous ces couleurs, il fut même champion de… Wallonie chez les aspirants.

"Les deux ou trois premières années", explique Tim Wellens, "je gagnais beaucoup et facilement, puis, ensuite, ce fut plus difficile. Je n’avais pas l’habitude d’être dominé, de devoir lâcher prise. Chez les débutants, j’étais physiquement petit, les autres avaient une tête de plus que moi. Après, chez les juniors et les Espoirs, j’ai continué à progresser, à m’améliorer chaque saison. Maintenant encore, c’est cela qui compte. Je n’ai pas gagné beaucoup, je ne suis pas vraiment un gagneur, mais j’aime les courses dures, quand il faut rouler fort."

Il sera servi ce mercredi ainsi que ses supporters qui vont pouvoir l’encourager. Le Mur de Huy est d’ailleurs recouvert de Tim peinturlurés par ses fans qui vont faire la concurrence à ceux de Philippe Gilbert.

"Ce n’est pas la côte que je préfère car un peu trop raide pour moi, mais j’y viens souvent à l’entraînement", explique Wellens, qui a encore une autre relation, sentimentale celle-là avec le sud du pays puisque sa compagne, Sophie, habite Montigny-le-Tilleul, près de Charleroi. "Mercredi dernier, je suis venu rouler sur le parcours après le Tour du Pays Basque et sur ma bonne forme, le Mur de Huy m’avait semblé moins dur que d’habitude. J’espère que ce sera encore le cas en course."

Car cette année, Tim Wellens est un des fers de lance de son équipe.

"Je pensais jusqu’à dimanche et mon coup de barre sur le Cauberg que l’ Amstel me convenait le mieux des trois classiques", dit-il, "Liège-Bastogne-Liège est évidemment la plus prestigieuse, mais j’ai de vraies attaches avec la Flèche . Huy est seulement à 35 kilomètres de chez moi. Je m’entraîne vraiment souvent dans la région. J’ai des souvenirs, plus jeune, je venais souvent voir la course, en spectateur comme enfant, à vélo quand j’ai commencé à courir. Je me souviens avoir vu Rebellin gagner une année, mais ne me demandez pas laquelle (NdlR : le vétéran italien a gagné trois fois)."