Cyclisme

Avant de connaître ses déboires, Boonen avait enlevé Paris-Roubaix

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ROUBAIX Six semaines avant de subir son contrôle positif à la cocaïne, Tom Boonen avait eu toutes les raisons de clamer sa joie et de pousser un grand ouf ! de soulagement en enlevant pour la deuxième fois Paris-Roubaix.

Le dimanche 13 avril, sur la Place du Palais impérial, à Compiègne, au départ de la 106e édition de la Reine des Classiques, le Campinois était pourtant nerveux. Ou il aurait dû l'être. Cela faisait déjà deux ans qu'il n'avait plus enlevé la moindre classique et son début de saison 2008 avait été modeste. Cela faisait exactement 54 jours et son succès dans une étape du Tour de Californie que Tom Boonen n'avait plus lever les bras en vainqueur. Du jamais vu depuis cinq ans.

Une semaine auparavant, le Campinois avait même dû céder la vedette à son nouvel équipier Stijn Devolder, vainqueur d'un Tour des Flandres dans lequel Tornado Tom, muselé il est vrai par l'attaque de son partenaire, n'avait jamais paru en mesure de damer le pion à l'opposition.

Le dimanche suivant, Tom Boonen, revenu au sommet de son art, était ressuscité. Balayant ses adversaires, confondant ses détracteurs, se riant de la pression, le coureur de Quick Step triompha de l'Enfer du Nord, trois ans après un premier succès. Seuls, dans la dernière heure de course, Cancellara et Ballan purent accompagner le Belge, et cela jusqu'au terme d'une course aussi limpide que le sprint qui la ponctua.



© La Dernière Heure 2008