Cyclisme

Rik Verbrugghe a roulé pendant 160 km seul en tête, 3 Belges abandonnent!

CATANZARO On prévoyait une victoire du Britannique Mark Cavendish dans ce Tour d'Italie. On n'a pas dû patienter longtemps. Le rapide sprinter de la formation High Road a triomphé dans la 4e étape. Il a gagné nettement, répondant à un ultime démarrage du vainqueur de la veille, Daniele Bennati. Cavendish obtient ainsi sa toute première victoire dans l'un des trois grands tours. L'an passé, victime d'une chute, il avait dû renoncer prématurément au Tour de France. Le Britannique comptabilise par contre cinq succès cette saison. Après deux étapes des Trois Jours de La Panne, il avait remporté le GP de l'Escaut, puis le très bref prologue du Tour de Romandie.


En réalité, Cavendish n'a pas gagné au terme d'un véritable sprint massif. Une grosse chute à plus de 500 m de la ligne, dont, hélas, le Belge Nick Nuyens a été la principale victime, a isolé une dizaine de coureurs en tête. Les hommes de Milram ont bien tenté d'amener Zabel dans la meilleure position, mais l'Allemand a été débordé. Par Bennati d'abord, par Forster et, surtout Cavendish ensuite. À noter que Pellizotti a conservé son maillot rose.

Trois Belges en moins !

Alors que Rik Verbrugghe a été le héros du jour, trois Belges ont quitté l'épreuve. Tout en début d'étape, Dominique Cornu, blessé dans une chute la veille, a quitté l'épreuve, imité plus tard par Tom Stubbe. Enfin, Nuyens, victime d'une fracture de la clavicule dans la chute collective en vue du but, a, lui aussi, dû renoncer.

L'incroyable raid de Rik Verbrugghe

Un homme a animé de superbe manière cette 4e étape: Rik Verbrugghe. Se souvenant sans doute qu'il a signé quelques exploits sur les routes du Giro, le coureur belge s'est lancé à l'attaque...dès le départ. Dans un premier temps, il a évidemment hérité d'une belle avance. Mais, hélas pour lui, le peloton s'est méfié d'un coureur qui avait remporté le prologue du Giro en 2001 et porté le maillot rose pendant 4 jours, puis enlevé une deuxième étape l'année suivante. À 75 km de l'arrivée déjà, le peloton avait commencé à réagir, l'écart retombant sous les dix minutes. À 40 km, Verbrugghe possédait encore 7 minutes d'avance, mais sur la fin d'étape, vallonnée, le Wallon devint une proie facile. Il est encore passé en tête de la dernière bosse. Après une échappée solitaire de 162 km, il a cependant été repris. Dommage, mais heureusement qu'il était là pour animer la journée...

© La Dernière Heure 2008