Cyclisme

Thomas De Gendt (31 ans) est le dernier vainqueur d'étape belge du Tour de France. 

En 2016, il s'est offert le victoire sur le Mont Ventoux (Châlet Reynard), le 14 juillet. L'année dernière, pas un seul Belge n'a gagné sur la Grande Boucle. De Gendt entend bien continuer d'utiliser la même recette que les années précédentes. "Attaquer partout où je peux et de manière très ciblée. Et, espérons, avec des résultats", a expliqué le coureur de Lotto Soudal, mercredi lors d'un point de presse à trois jours du départ de la 105e édition du Tour. Le Tour de l'an dernier ne lui a pas permis de remporter le prix du Super Combatif, le Français Warren Barguil avait été choisi en dépit du vote du public en faveur du Waeslandien. Ni une victoire d'étape, malgré le fait qu'il a été à l'attaque dans 11 des 21 étapes. Quelques semaines plus tard, il s'est rattrapé dans la Vuelta où il a remporté une étape. Il fait désormais partie des rares coureurs à avoir gagné dans les trois grands tours (Tour, Giro, Vuelta).

"Depuis cette victoire, une sorte de tranquillité d'esprit est tombée sur moi", a-t-il précisé. "Mon palmarès est parfait, complet. Tout ce qui vient maintenant est en plus. Quand je suis dans une échappée et que quelques garçons sont en difficulté, je me dis : "les gars, peu m'importe si je reste en tête ou si je gagne aujourd'hui. Je ne vais pas pleurer si je perds. Si vous pouvez courir avec cette disposition d'esprit, cela change beaucoup de choses."

Cette année, De Gendt a déjà remporté une étape du Tour de Catalogne et une du Tour de Roumanie. Il s'est préparé lors d'un stage d'altitude (en dormant dans une tente hypoxique) dans la ville espagnole de Calpe du 8 au 27 mai et après le Dauphiné, il a passé six jours, du 14 au 20 juin, sur et autour du Stelvio italien. Il a prouvé qu'il avait une bonne forme avec une médaille d'argent au contre-la-montre du championnat de Belgique, à seulement 2.5 secondes du champion, son coéquipier, Victor Campenaerts.

De Gendt rêve d'une deuxième victoire d'étape au Tour de France, mais vise aussi le maillot à pois du meilleur grimpeur. "Certes", dit-il, "ce n'est pas une obsession, mais j'y pense certainement. On ne peut pas se concentrer sur ce maillot dès le premier jour, sinon vous faites le sprint pour chaque stupide point. J'ai vu que dans les neuf premiers jours, il n'y a que 21 points à gagner, dans la deuxième 204 et dans la dernière 176. Alors vous savez où et quand attaquer. Je vais me battre pour lui, mais d'une manière sensée."