Tour de France

Un spectateur a réussi à surpasser tous les imprudents de l'arrivée houleuse de l'Alpe d'Huez.

Lors de la montée de l’Alpe d’Huez, nous pensions avoir atteint le paroxysme de la bêtise. Entre les hués envers la Sky, la tentative d’agression contre Chris Froome, la chute et l’abandon de Vincenzo Nibali, sans parler de tous les inconscients qui ont couru (trop) près des coureurs, l’ascension des 21 virages mythiques avait été houleuse, pour ne pas dire déplorable.

Les fumigènes avaient déjà joué un rôle détestable lors de l’ascension de l’Alpe d’Huez. "On n'y voyait plus rien. On dit souvent que le pire, dans la sécurité routière, c'est le brouillard. C'est exactement ça. Les fumigènes n'ont rien à faire sur les routes des courses cyclistes. On fait respirer une odeur nauséabonde aux coureurs du Tour, et en plus on les aveugle. Cela n'a aucun sens", confessait d’ailleurs Christian Prudhomme, le directeur du Tour de France, avant l’étape d’aujourd’hui.


Pourtant, entre Bourg-d’Oisans et Valence, un abruti (peut-on vraiment le nommer autrement ?) a fait dans la surenchère en repoussant encore les limites de la bêtise. L’écervelé en question a envoyé un fumigène en plein cœur du peloton à moins de 17 kilomètres de l’arrivée. Il n’y a eu miraculeusement aucune chute à la suite de cet acte visiblement délibéré. Quand on connait les conséquences d’une simple perte de bidon au milieu de la meute, il est vraiment étonnant qu’il n’y ait eu aucun dommage. En espérant que cela reste un avertissement sans frais et que la surenchère dans la bêtise stoppe dans les prochains jours.