Tour de France Vainqueur de sa 11e étape sur le Tour de France, le champion du monde en est aussi le nouveau leader.

Dimanche matin, au moment de choisir dans sa garde-robe avec quelle tenue il prendrait le départ de la seconde étape du Tour de France, Peter Sagan avait préféré son maillot arc-en-ciel au paletot vert qui lui revenait, comme le lui autorise le règlement. Ce lundi, pour le contre-la-montre par équipes tracé autour de Cholet, le champion du monde n’aura pas à s’encombrer l’esprit de pareille coquetterie. Nouveau leader de l’épreuve après son succès à La Roche-sur-Yon, le Slovaque sera tout de jaune vêtu pour l’occasion. Le coureur de chez Bora-Hansgrohe a tout de même pris soin de faire apposer une bande rappelant son titre mondial au bas de sa nouvelle tunique.

"Il m’est impossible de comparer les maillots jaune et arc-en-ciel, commentait Sagan. Je porte la tenue irisée toute l’année alors que, au regard de mes qualités, je peux espérer au mieux seulement conserver le jaune pour quelques jours. Ma position serait peut-être différente si j’étais en mesure de le garder jusque Paris, mais je ne crois pas que cela soit susceptible d’arriver un jour… (rires) C’est un peu comme me demander de mettre en balance ma victoire à Roubaix et cette position de leader sur la Grande Boucle. Le pavé que j’ai ramené du Nord, personne ne pourra me le prendre, alors que ce maillot jaune risque de me glisser des épaules dès ce lundi…"

Vainqueur de sa onzième étape sur la Grande Boucle, Peter Sagan a émergé dimanche d’un sprint tumulteux. "C’était un peu le chaos dans la finale, mais j’aime cela (rires). J’ai su éviter les pièges. Parfois, un peu de chance vous aide et parfois pas, ainsi va le cyclisme… Si Fernando n’était pas tombé, peut-être que je ne serais pas ici à vous parler avec le maillot jaune sur les épaules."

Exclu du Tour de France l’année dernière à Vittel (4e étape) après une manœuvre jugée illicite sur Cavendish, le champion du monde a retrouvé un rang plus en rapport avec son statut sur la plus grande course du monde. "Je n’ai pas envie de parler de revanche. Les événements de l’année dernière sont désormais loin derrière moi et j’ai toujours clamé que je n’avais rien fait de mal. L’UCI avait même fini par me donner raison l’hiver dernier… Je sais aussi que Degenkolb a porté réclamation auprès du jury pour le sprint de ce dimanche (NdlR : en considérant que Sagan l’avait passé), mais il n’a pas été entendu par le jury des commissaires qui sont là pour délibérer de ce genre de cas. J’ai réalisé un sprint propre. Il s’en est fallu de peu pour que Colbrelli ne me remonte sur la fin, mais j’ai tout de même su conserver une petite avance…"