Tour de France

Si l'abandon des meilleurs sprinters de ce Tour ouvre un peu plus le champ des opportunités pour Sagan, vainqueur vendredi à Valence, cela présente aussi certains inconvénients

Déjà vainqueur à La Roche-sur-Yon et Quimper sur ce Tour de France, Peter Sagan a levé les bras pour la troisième fois vendredi à Valence. Sans Cavendish, Kittel, Groenewegen, Gaviria et Greipel (abandons ou arrivées hors délais), le triple champion du monde en titre doit désormais composer avec d'autres rivaux. "Kristoff (2e) et Démare (3e) sont dans le jeu depuis le début de ce Tour de France, juge celui qui a un peu plus conforté son maillot vert (228pts de mieux que Kristoff). Mais d'autres coureurs pensent désormais avoir une chance de remporter un sprint massif sur le Tour et viennent se mêler à la bataille. C'est une situation nouvelle avec laquelle il faut apprendre à composer. Jusqu'à l'entrée dans les Alpes, plusieurs équipes œuvraient en tête de peloton pour contrôler les échappées puis dicter l'allure dans la finale. Désormais c'est différent. Les sprints vont, du coup, être plus chaotiques selon moi. Est-ce que cela veut dire que je vais tenter ma chance sur des étapes comme celle de ce samedi à Mende ? Je ne pense pas... Je ne peux pas être partout vous savez..."