Tour de France La formation Lotto-Soudal, qui a bouclé le Tour avec seulement trois coureurs, est passée à côté de son sujet.

Dimanche après-midi, aux abords de la base marine de Houilles, Thomas De Gendt, Jasper De Buyst et Tomasz Marczynski ont sans doute dû entendre résonner chacun de leur mot dans un bus Lotto-Soudal bien vide. Comme l’équipe FDJ l’année dernière, la formation belge a bouclé ce Tour avec trois coureurs seulement.

Si la malchance n’a pas épargné les troupes de Marc Sergeant (abandons pour chute pour Benoot et Keukeleire, pour maladie pour Vanendert), elle ne constitue pas le seul élément éclairant du Tour de France plus que discret des rouge et blanc.

Débarqué en Vendée avec l’ambition avouée de jouer la victoire au classement de la montagne, Thomas De Gendt a rejoint les Champs-Élysées à la… 25e place au ranking du maillot à pois. Pas de victoire d’étape non plus pour celui qui rêvait de nouveau de lever les bras sur la plus grande course du monde après son succès au Ventoux en 2016.

"L’année dernière, j’ai réussi à prendre la bonne échappée à chaque fois que j’ai tenté ma chance, commentait le coureur de Semmerzake. Cela a été très différent lors de ces trois semaines de course… Peut-être nos rivaux se méfient-ils davantage de moi que par le passé. Ce n’est pas une excuse mais je crois aussi que ce tracé proposait peu d’occasions pour un coureur comme moi. En perdant trop tôt Benoot (4e étape) et Greipel (12e étape), nous nous sommes vus très vite privés de nos deux meilleurs atouts pour une victoire d’étape. Il nous faut désormais tourner la page et espérer faire mieux l’année prochaine."

Un constat sans concession que partage le manager Marc Sergeant. " Nous ne pouvons nous en cacher, nous avons raté notre Tour, jugeait ainsi le Brabançon. Il n’y a pas d’autre manière de le dire. Nous devrons faire l’analyse de ce bilan car notre première partie de saison avait été, dans son ensemble, réussie, et je reste convaincu que nous avions opté pour la meilleure sélection possible au regard du tracé. Le Tour n’est, heureusement, pas la seule course de la saison, et il nous faudra rebondir dans les plus brefs délais."

Avec la victoire de Tim Wellens au Tour de Wallonie, le message est visiblement déjà passé.