Tour de France

Le Tour des douze Belges a été contrasté. La chute de Jurgen Van den Broeck a ruiné ses espoirs et aurait pu nous plonger dans la dépression. 

Pour beaucoup de nos compatriotes, il fut surtout question d’aider et non de songer à ses intérêts personnels, que ce soit les deux Belkin, Sep Vanmarcke et Maarten Wynants, au profit de Mollema et Ten Dam, les Lotto-Belisol, Frederik Willems, Bart De Clercq et Jurgen Roelandts, qui épaulèrent Greipel après le départ de VDB, ou Gert Steegmans fusée porteuse de Cavendish. 

À l’image de sa saison, Thomas De Gendt n’a jamais trouvé les jambes qui en ont fait l’an passé le troisième du Giro. Kris Boeckmans, lui, est passé inaperçu. 

Néanmoins, on a eu la confirmation que Bart De Clercq a un bel avenir dans les grands tours. On a retrouvé un excellent Jan Bakelants, lequel aurait mérité que le Prix du Super Combatif couronne sa prestation, cerise sur le gâteau après son succès inattendu à Ajaccio et les deux jours en jaune. Son copain Maxime Monfort fut égal à lui-même, la régularité faite homme, ce qui lui a permis de finir dans le top 15. 

Enfin, il reste Philippe Gilbert. Le champion du monde n’a guère été à la fête durant trois semaines. Arrivé en Corse pour se mettre au service d’Evans et Van Garderen, il ramène surtout un nouveau (très bon) contrat de deux ans. Si nous étions méchants, nous dirions que Gilbert a vécu un Tour fait de deux étapes et vingt et un jours de repos. Rendez-vous à San Sebastian, à l’Eneco Tour, la Vuelta et, surtout, au Mondial pour le Wallon.