Tour de France Après Porte, un autre favori a perdu pied dès la première étape de montagne.

Après Richie Porte, qui a abandonné sur les pavés, dimanche, c’est Rigoberto Uran qui a perdu pied parmi les favoris du Tour. Le Colombien, lâché à un peu moins de trois kilomètres du sommet du dernier col, incapable de surmonter les séquelles de sa chute sur les pavés dimanche, a cette fois perdu 2:36 et tout espoir de finir à nouveau sur le podium à Paris. Exit donc, Uran.

Cette édition ressemble de plus en plus au célèbre roman d’Agatha Christie Dix petits nègres où dix personnages, retenus sur une île, disparaissent tour à tour. Il en est de même des prétendants à la succession de Chris Froome.

La première des trois étapes alpines n’a en effet été marquée que par la seule accélération de Dan Martin dans le haut du dernier col, celui de la Colombière. Jusqu’alors, sous le rythme très élevé mené en tête du peloton par les hommes de la Sky, l’écrémage s’est fait par l’arrière d’un groupe de plus en plus tendu comme un élastique prêt à rompre.

À défaut des véritables favoris du Tour 2018, quelques prétendants aux accessits ont eux aussi dû lâcher du temps sur le haut du col de la Colombière. C’est ainsi que Bauke Mollema, touché également au dos dans l’étape de Roubaix, Ilnur Zakarin, Bob Jungels, Daminao Caruso et Rafal Majka ont concédé 51 secondes au groupe des favoris.

La seule alerte pour Chris Froome aura été sa crevaison sur le chemin empierrés des Glières qui l’a contraint à changer de monture puis à une petite poursuite.

L’étape du jour, avec l’arrivée au sommet de la station de la Rosière, première des trois arrivées en altitude de ce Tour, devrait nous offrir un scénario comparable à la précédente, au seul bémol près que le final en côte donnera certainement des envies d’attaques à l’un ou l’autre concurrents, à commencer, prenons-en le pari, par Dan Martin !