Tour de France Porteur durant huit jours d’un maillot jaune qu’il aura défendu avec panache, le Waeslandien aura été la satisfaction belge du Tour.

En prélude à son sixième Tour de France, Greg Van Avermaet avait confié qu’il souhaitait y "colorer" sa saison après un printemps qu’il jugeait trop terne et mièvre. Il faut croire que c’est un crayon jaune que la petite Fleur avait glissé dans la valise de son papa.

Vainqueur du contre-la-montre par équipes avec ses partenaires de la BMC, le Waeslandien aura porté l’une des tenues les plus mythiques du sport mondial, qu’il a par ailleurs défendue avec panache sur l’étape de montagne menant au Grand-Bornand.

"Ces huit jours en jaune resteront comme l’un des plus grands moments de ma carrière, commentait celui qui avait déjà porté ce paletot en 2016. Je crois que je ferai probablement encadrer l’une des photos sur lesquelles on me voit en action sur les pavés du Nord avec le maillot de la plus grande course du monde. J’aurais rêvé de remporter cette étape menant à Roubaix, mais je suis tombé sur plus fort ce jour-là, il faut savoir l’accepter…"

À l’attaque sur la deuxième partie de la Grande Boucle, le coureur de Grembergen n’a jamais abandonné sa chasse au succès. "Les occasions n’étaient pas nombreuses pour un coureur comme moi, mais j’ai tenté jusqu’au bout. Je pense pouvoir être fier de ce que j’ai montré sur cette épreuve. Seuls quatre coureurs ont eu le privilège de porter le maillot jaune sur cette édition et j’ai eu la chance de le porter durant plus d’une semaine."

Avec un Grand Départ à Bruxelles en 2019, le Flandrien a déjà pris rendez-vous. "L’équipe sur laquelle je m’appuierai la saison prochaine sera assez différente de celle avec laquelle nous avons négocié cette édition, et je ne sais donc pas si je serai en mesure d’ambitionner de viser le maillot jaune au soir de la deuxième étape, un contre-la-montre par équipe tracé dans les rues de Bruxelles. Mais pourquoi pas viser le maillot à pois sur la première journée de course qui empruntera le Mur de Grammont et le Bosberg…"

La petite Fleur sait déjà quels crayons elle peut sortir de sa boîte.