Tour de France Greg Van Avermaet rêve de s’imposer dans l’étape des pavés avec le maillot jaune sur les épaules.

Et de six ! Greg Van Avermaet portera ce dimanche dans l’étape des pavés du Nord, le maillot jaune pour la sixième fois sur ce Tour, comme il en avait rêvé.

Avec les trois portés il y a deux ans, le Flandrien a ainsi une collection de neuf maillots jaunes qu’il compte bien augmenter d’une unité encore en remontant sur le podium à Roubaix. Où le champion olympique espère faire coup double en gagnant l’étape qui ponctuera la première partie de cette 105e édition.

"Mon futur est de garder le maillot jaune à Roubaix", souriait-il à la question de savoir de quoi serait fait son avenir. "Je ne peux rien dire pour le moment, mon manager et le manager de l’équipe vous en parlerons mieux que moi. J’espère avoir des nouvelles à donner dans les jours à venir."

Avant cela, donc, le champion olympique veut frapper un grand coup entre Arras et Amiens, sur des routes où, l’an dernier, il a remporté le seul monument qui figure à son palmarès, Paris-Roubaix.

"On a deux cartes à jouer chez BMC", poursuivit le maillot jaune. "Celle de Richie (Porte) bien sûr et la mienne. L’emmener sur le podium final à Paris est notre objectif principal. Pour cela, il sera entouré de six hommes ce dimanche, tandis que moi je pourrai évoluer librement. J’espère que Richie restera le plus longtemps possible à mes côtés et après, sur la fin, si je peux suivre le mouvement pour la victoire, je le ferai."

Car Greg Van Avermaet ne veut pas comparer l’étape qui nous attend avec la Reine des Classiques.

"Les huit premiers jours de course vont de toute façon influencer le déroulement de l’étape, analysa-t-il. Une classique, c’est vraiment spécifique. Certains coureurs sont bons sur un jour et pas sur une course à étapes, d’autres, c’est le contraire. Moi, je suis capable de tout donner sur un jour, de me dépasser. Cette étape ne sera pas comparable à une classique, le peloton sera différent de celui de Paris-Roubaix, la distance aussi. Ce sera particulier car même des coureurs qui roulent bien sur les pavés vont devoir entourer leur leader le plus possible. Mais il y aura quand même des pavés et en nombre suffisant. C’est vraiment très bien d’avoir une étape comme celle-ci sur le Tour de France."

Un Tour que beaucoup décrivent comme ennuyeux depuis son départ, il y a un peu plus d’une semaine, en Vendée.

"Les circonstances surtout ont dicté que ce soit moins passionnant qu’attendu", dit le maillot jaune. "Ces derniers jours, la météo a joué un grand rôle. S’il y avait eu du vent bien mis lors des deux dernières étapes, ç’aurait été tout différent. Ou s’il avait plu. Le parcours était varié et intéressant, mais la météo a changé tout."