Tour de France Greg Van Avermaet a conservé le maillot jaune. Sauf accident, il l’aura encore dimanche pour la difficile étape des pavés en direction de Roubaix

Sauf coup de Trafalgar ou accident, Greg Van Avermaet va donc réaliser son rêve. Il disputera dimanche l’étape des pavés, courue en direction de Roubaix, avec le maillot jaune sur le dos.

Peut-être même le coureur de BMC pourra-t-il le porter encore lors de la première étape de montagne, dans les Alpes, mardi prochain...

"On n’y est pas encore, mais cela fera une belle photo-souvenir si j’y arrive. Espérons-le, ce serait vraiment particulier de courir sur le parcours de Paris-Roubaix, que j’ai gagné il y a deux ans, en étant en jaune", sourit le Flandrien, qui a fait mieux que résister sur la double ascension de Mûr-de-Bretagne où Dan Martin s’est imposé et où quelques favoris du Tour ont lâché des plumes.

"Courir en jaune près de la Belgique, ce serait super, dans l’étape la plus difficile de la semaine . Mais avant cela, il reste deux étapes de plat, ce n’est pas encore fait", tempère aussi le champion olympique comme pour conjurer le sort. "Il va falloir être vigilant ces deux prochains jours. Il n’y a aucune étape facile, tout peut survenir dans le Tour, on l’a vu aujourd’hui encore quand le peloton a cassé en plusieurs groupes (NdlR : sous l’impulsion des Quick Step qui ont provoqué des bordures à cent kilomètres du but), puis avec plusieurs favoris retardés sur la fin."

À l’arrivée, à l’exclusion de Peter Sagan, 8e, Greg Van Avermaet était le meilleur des coureurs ne luttant pas pour la victoire finale.

"C’est vrai, je suis content de mon étape", admet-il. "Je craignais les Quick Step. J’attendais l’attaque d’Alaphilippe et de Gilbert, mais j’ai vu que c’était difficile pour eux aussi et, finalement, ils n’ont pu me prendre du temps. J’espérais gagner l’étape, mais ce n’était pas possible, la vitesse avec laquelle nous avons monté la côte était trop élevée, je ne pouvais que suivre. Daniel Martin était vraiment fort. Il a fait un numéro mais cela ne m’a pas surpris, il sait choisir le bon moment. Si vous gagnez comme il l’a fait, en démarrant de loin et en résistant, c’est que vous êtes le plus costaud. Mais le fait que je finisse avec tous ces coureurs du général montre ma condition."

Van Avermaet a donc revêtu un quatrième maillot jaune sur ce Tour, le septième de sa carrière, et avec un peu de chance, il devrait en enfiler deux ou trois autres.

"J’en échangerais sans doute l’un ou l’autre contre une victoire d’étape", avoue le coureur de BMC. "Porter le maillot jaune, c’est spécial, mais gagner aussi. L’idéal, c’est comme il y a deux ans, enlever une étape et être trois jours en jaune. Il y aura encore des occasions !"

Le coureur flandrien est aussi présent sur ce Tour pour aider Richie Porte à y obtenir le meilleur résultat possible.

"La journée a été très bonne pour l’équipe", termine Greg Van Avermaet. "Richie était devant, moi aussi, j’ai gardé le maillot jaune et il a pris du temps à plusieurs rivaux. Il marche vraiment fort. Il a perdu du temps sur malchance mais s’il peut échapper aux incidents les prochains jours, ce sera super. Avec mon maillot jaune, cela lui a enlevé de la pression, en plus, on a roulé devant pour contrôler et cela lui a profité également."