Cyclisme Paris-Tours, absent du World-Tour, dispose tout de même d’un parcours et d’un plateau rêvés pour clore la saison.

Il est loin le temps où Paris-Tours faisait partie du gotha des courses d’un jour. L’époque où Johan Museeuw promettait d’arrêter le vélo sous le coup de la déception de n’avoir pu domestiquer cette course si particulière. Le jour où Philippe Gilbert faisait de cette classique un cadeau d’adieu inestimable pour son mentor Marc Madiot.

Sortie de la caste World-Tour depuis quelques années, elle subit en plus cette année la concurrence directe du Tour de Lombardie.

La parenthèse enchantée de la précédente édition, où Paris-Tours servait d’ultime course préparatoire aux mondiaux de Doha n’est plus qu’un souvenir. Mais la 111e édition de la classique française a tout de même de beaux arguments à faire valoir. À commencer par son parcours.

Après un départ de Brou, dans l’Eure-et-Loir, et une traversée ultra-rapide de la Beauce, les coureurs vont se frotter à nouveau aux reliefs tourangeaux. Les côtes de Beau Soleil et de l’Épan, absentes l’an dernier pour coller au mieux au relief qatari, succéderont à celle de Crochu.

Leur retour laisse augurer d’une finale enlevée, avant la traditionnelle explication sur l’interminable avenue de Grammont. Malgré la concurrence lombarde, le plateau proposé par Paris-Tours reste particulièrement séduisant. Quick-Step est clairement candidate au triplé en alignant les deux vainqueurs sortants, Matteo Trentin et Fernando Gaviria.

L’Italien, en pleine bourre depuis le départ de la Vuelta, reste l’un des hommes à surveiller. Quant au Colombien, il va tenter de donner encore un peu plus de relief à une saison déjà réussie. D’autres grands noms du sprint tels que Mark Cavendish, Andre Greipel et Dylan Groenewegen sont présents au départ. Mais leurs conditions respectives ne présagent pas forcément d’un coup d’éclat sur l’avenue de Grammont. Rudy Barbier, vainqueur jeudi de Paris-Bourges représente les chances françaises, au même titre qu’un Nacer Bouhanni revanchard après une saison très compliquée.

En l’absence de Philippe Gilbert, Greg Van Avermaet et Jelle Wallays, derniers vainqueurs belges à Tours, Jasper De Buyst symbolise presque à lui-seul nos chances de succès.

Le tout frais vainqueur de la Coupe de Belgique, se présente à Brou avec de légitimes ambitions. Oliver Naesen et Yves Lampaert, s’ils sont libres de leurs mouvements, ont sans doute une carte à jouer dans les ascensions finales. Quel que soit le résultat, l’arrivée à Tours marquera pour la plupart de ces coureurs le début de vacances bien méritées.