Cyclisme

Greg Van Avermaet (BMC) a terminé 21e de Milan-Sanremo, pas exactement la place qu'il espérait en arrivant en Italie.

"J'ai vu Sagan démarrer sur le Poggio, mais je me trouvais un peu trop loin", a expliqué Van Avermaet après la course. "C'est dommage, car j'avais la sensation que peut-être j'aurais pu l'accompagner. En fait, j'étais trop loin derrière lui dès le pied du Poggio. J'étais encore quatrième au sommet. A ce moment-là, les trois meilleurs était devant et tu sais qu'il sera difficile de les reprendre."

Van Avermaet a sans doute perdu la course à l'entame du Poggio. "A l'approche du Poggio, je me suis trop laissé dépasser. Je n'avais qu'un seul équipier avec moi, c'est trop peu. Les autres passaient de tous les côtés, c'est pourquoi j'ai mal commencé le Poggio", a raconté le champion olympique. "En étant dans la roue de Sagan, je pense que j'aurais pu le suivre, les jambes étaient bonnes, mais tu n'achètes rien avec cela. Je dois garder le positif de cette course. Les sensations étaient bonnes, pas le résultat. Je suis déçu car je me sentais bien aujourd'hui et cela n'a abouti à rien. C'est dommage de les voir partir, rester devant, et ne pas être avec eux. Ils ont réussi un beau numéro."


Tim Wellens, 18e et premier Belge, voulait anticiper et ne pas attendre le Poggio

Tim Wellens (Lotto Soudal) s'est classé dix-huitième et premier Belge de Milan-Sanremo, samedi. Il est arrivé dans le premier peloton, à cinq secondes du trio qui a sprinté pour la victoire.

Wellens est passé à l'attaque sur la Cipressa, mais n'a pas réussi à prendre le large. "La tactique de l'équipe était très claire", a expliqué Wellens. "Le plan était d'anticiper et ne pas attendre jusqu'au Poggio car je ne suis pas assez explosif pour faire la différence. J'ai donc tenté ma chance. Sans beaucoup de succès, mais j'ai essayé."

Par la suite, les coureurs de l'équipe Lotto Soudal sont encore passés à l'offensive. "Gallopin a tenté sa chance dans la descente. Il a reçu l'aide de Gilbert, mais cette attaque aussi a échoué. Dommage. Nous avons parfaitement suivi la tactique. Milan-Sanremo est difficile. Je ne regrette rien, tu dois essayer quelque chose. Je regarde cette campagne italienne avec satisfaction. Aujourd'hui, la sensation dans les jambes était meilleure qu'à Tirreno-Adriatico (où il n'a pas disputé la dernière étape, NDLR). Durant le Strade Bianche, j'étais vraiment au top de ma forme. A présent, je vais prendre un peu de repos avant de me préparer, lors du Tour du Pays Basque (du 3 au 8 avril), pour les classiques wallonnes."


L'attaque de Sagan a rebattu les cartes selon le vainqueur Kwiatkowski

Michal Kwiatkowski (Sky), 26 ans, a inscrit Milan-Sanremo à son palmarès, samedi. Le Polonais s'est montré le plus rapide d'un sprint à trois avec Peter Sagan et Julian Alaphilippe. "Tout le monde attendait un sprint mais l'attaque de Sagan a rebattu les cartes", a raconté Kwiatkowski.

"Dans l'équipe, il était prévu que l'on travaille pour Elia Viviani mais, quand Peter est parti, je ne pouvais pas ne pas réagir. J'ai demandé à Elia, il m'a dit d'y aller, de tenter ma chance", a résumé le vainqueur du jour.

Avec Alaphilippe, il est le seul à avoir pu suivre le champion du monde. "La situation était optimale dès lors qu'on avait une avance suffisante au sommet du Poggio. L'an dernier, j'avais attaqué mais ça n'avait pas marché. J'en avais retenu des leçons. Gagner seul Milan-Sanremo est impossible. Mais, en partant à plusieurs sur le Poggio, on peut échapper au sprint. Sagan était très fort. C'est un coureur vraiment complet. On se connaît bien, et depuis longtemps."


Sagan: "Deuxième, je me suis habitué"

Le Slovaque Peter Sagan, 27 ans, prenait sa place d'honneur avec philosophie. "Deuxième, je me suis habitué. Bah, j'ai d'autres objectifs. Au début, j'étais seul puis les autres m'ont donné quelques relais. Evidemment, dans les derniers kilomètres, ils ont récupéré plus que moi. J'ai continué car j'ai cru que je pouvais gagner au sprint. L'important, ce n'est pas le résultat mais de faire le spectacle pour le public qui est venu voir la course."


Alaphilippe: "Quand je vois les deux coureurs à côté de moi, je ne peux pas avoir de regrets"

Le Français Julian Alaphilippe, 24 ans, a complété le podium. "Je suis encore passé près d'une grande victoire mais j'ai tout donné. Quand je vois les deux coureurs à côté de moi, je ne peux pas avoir de regrets", a confié le coureur de Quick-Step Floors. "J'ai essayé de suivre sur le Poggio, j'étais à bloc. Je suis content, c'était ma première participation. Je surfe sur ma bonne forme de Paris-Nice. J'aime les courses dures avec du mouvement. Aujourd'hui, c'était difficile de rester concentré sur toute la première partie, ça m'a paru un peu long."