Cyclisme Une grande classique, le Championnat de Belgique et le Mondial occupent ses pensées

BRAKEL Comme ses équipiers de Davitamon-Lotto, Peter Van Petegem est rentré hier de Majorque. Le Flandrien, récent papa d'un petit Maurits (lui et son épouse avaient déjà deux autres fils), est tourné vers l'avenir même s'il entame sa quatorzième saison. Mardi, Van Petegem a fêté son 35e anniversaire et pourtant le (double) vainqueur du Tour des Flandres et de Paris-Roubaix est toujours ambitieux.

«Ma saison 2004 a été moins réussie que la précédente (celle de son fameux doublé sur les pavés), pourtant, je n'avais pas mal roulé au printemps, mais avec moins de réussite, dit-il. Bien sûr, je n'ai pas gagné, non plus, la moindre course, l'an passé. Mais pour moi, seules comptent les classiques. «

Même s'il reste dans un environnement connu, Peter savoure aussi son changement d'équipe.

«La fusion entre Domo et Lotto n'a jamais réellement pris, avoue-t-il. Pas tellement entre les coureurs, mais plutôt au niveau de la direction et du personnel. J'ai failli partir, j'avais une proposition de Lefevere et une autre de Discovery Channel. Armstrong me l'avait demandé lui-même. Il ne voulait pas uniquement Leif Hoste (passé chez les Américains). Baguet et Vansevenant devaient venir avec moi. L'affaire a capoté car Berry Floor ne devait pas poursuivre son sponsoring (ce fut pourtant le cas). Et puis, j'ai préféré rester chez Lotto quand Davitamon est arrivé.»

Peter Van Petegem se donne encore trois ans pour assouvir tout ou partie de ses trois grands rêves.

«Deux ans sûrement car c'est la durée de mon contrat, poursuit-il. Peut- être trois. Certains assurent que je peux encore rouler cinq ou six ans puisque, selon eux, je ne roule à fond qu'une semaine par saison. Qu'ils viennent voir comment je m'entraîne et je vis. J'ai plus de cinq mille kilomètres au compteur. Je fais régulièrement déjà des sorties de cinq, six heures dans les Ardennes flamandes.»

Van Pet a donc encore trois grands espoirs: «Je voudrais gagner une grande classique, dit-il. N'importe laquelle entre le Volk et l' Amstel, et de préférence pendant la semaine entre le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Mais ce n'est pas aussi simple que ça. Si j'avais pu gagner une seule classique chaque année, quel palmarès j'aurais! Mon autre objectif, c'est le Championnat de Belgique. Le parcours de Saint-Hubert est sélectif. Enfin, après les billards de Halle, de Maldegem, de Vilvorde et de Tessenderlo. Cette fois, c'est un parcours de costauds, comme à Rochefort (où Axel Merckx avait gagné en 2000). Je n'ai encore jamais porté le maillot tricolore chez les pros (NdlR: il fut champion amateurs en 1991), c'est une chance unique qui s'offre à moi. Il y a aussi le Mondial, une course qui m'a toujours transcendé. Mais cette année, le circuit de Madrid est peut-être trop léger pour moi. Il est fait pour Boonen. Moi, ce sera ensuite, à Vien- ne, en 2006, ou à Stuttgart, en 2007, si je cours encore.»

© Les Sports 2005