Cyclisme

Vanendert, qui a grandement aidé Gilbert à l’Amstel , revit après trois saisons gâchées par des blessures

VALKENBURG Dimanche, Philippe Gilbert a longtemps serré dans ses bras Jelle Vanendert pour le remercier du boulot effectué durant l’Amstel Gold Race, notamment dans le final. “D’abord pour empêcher Frank Schleck et Cancellara de revenir, ensuite pour contrôler l’avance d’Andy Schleck et revenir sur lui au Cauberg” , détaille le Limbourgeois, ami de longue date de Philippe Gilbert, qui l’avait fait venir en 2008 à la Française des Jeux et en 2009 chez Omega Pharma-Lotto.

J’étais un peu cuit avec tout ce boulot, mais Phil m’encourageait tout le temps”, poursuit Vanendert. “De vive voix quand il était dans ma roue, ensuite via l’oreil-lette quand il est redescendu pour demander aux Rabobank de rouler. C’était très motivant.”

Découvert sur les Ardennaises en 2007, lors de sa première année chez les pros, quand il s’était classé 13e et meilleur Belge de la Flèche Wallonne, avant de terminer, dans la foulée, 26e de Liège-Bastogne-Liège, (confirmant les qualités de grimpeur décelées chez lui chez les juniors et les Espoirs), c’est sur ce même terrain qu’il renaît, après trois ans de galère (voir ci-contre).

“J’ai vécu des saisons difficiles et, même si j’ai toujours cru en moi et en mes capacités, je dois bien avouer que j’ai eu quelques doutes en début d’année, quand je souffrais encore du genou et que je ne pouvais pas m’entraîner avec l’équipe lors des stages à Majorque” , se rappelle ce coureur d’Hamont-Achel. “Alors, ma prestation dimanche à l’Amstel Gold Race fait un bien fou au moral. Surtout qu’il y a eu la victoire de Gilbert au bout !”

Il n’hésitera pas à se remettre au service de son leader sur la Flèche et Liège. “Mercredi, ce n’est pas la course idéale pour lui, mais avec la forme qu’il a, on ne sait jamais” , termine Vanendert.



© La Dernière Heure 2011