Cyclisme

Déjà très présent à l’Amstel , le grimpeur limbourgeois confirme en se classant sixième

HUY Assis par terre, Jelle Vanendert reprend son souffle, quelques secondes à peine après avoir franchi la ligne d’arrivée. Et, surtout, il savoure. Trois jours après sa grande prestation à l’Amstel Gold Race , le Limbourgeois a remis ça, hier, restant constamment auprès de son leader, Philippe Gilbert. “Sauf dans les derniers mètres de la dernière montée du Mur de Huy” , glisse-t-il dans un sourire. “Mais dans ce type d’effort, personne ne peut le suivre actuellement !”

Même s’il a été un peu freiné au pied de la montée finale, le coéquipier d’Omega Pharma-Lotto est néanmoins parvenu à se hisser au sommet en compagnie des ténors, à une seconde de la troisième place du podium de Sanchez et dans le même temps que Vinokourov et Anton, puisqu’il se classe sixième, devant Frank Schleck et bien devant Alberto Contador.

Je suis content, je confirme, je suis bien de retour , et en plus Philippe gagne” , explique celui qui a été retardé par de constants pépins physiques ces dernières années, lui qui était considéré comme un grand espoir après s’être classé 13e de cette même Flèche Wallonne en 2007, pour sa première saison chez les pros.

Le grimpeur d’Hammont-Achel ajoute que le déroulé de la course était idéal pour son équipe, puisque les Saxo Bank, les Léopard-Trek et les Katusha ont bien pris leurs responsabilités, tant derrière l’échappée matinale que dans le final.

Jelle Vanendert ne s’est pas montré surpris par la domination de son leader sur le vélo, ami dans la vie. “Non, on savait qu’il en était capable” , poursuit-t-il. “Il s’était quand même classé 6e ici l’an passé, à dix secondes du vainqueur. Et on sait tous qu’il est bien plus fort dans sa tête qu’il y a un an, et il est surtout plus fort physiquement. Pourtant, en début de course, après 80 kilomètres, il nous a dit qu’il n’était pas super. Mais dans le final, il nous a dit qu’il était mieux. La question du leadership ne s’est plus posée : c’était tout pour lui !”

sixième cette année, comme un certain Philippe Gilbert il y a un an, y voit-il un signe du destin et un avenir doré pour lui ?

“Tout ce que je remarque, c’est que je suis trois ans plus jeune que lui” , s’amuse-t-il. “Qui sait? peut-être que dans trois ans, on sera adversaires... Je m’entends très bien avec lui. Gilbert est un leade r incroyable. J’apprends énormément à ses côtés.”



© La Dernière Heure 2011