Cyclisme

Elia Viviani (Quick-Step Floors) a remporté au sprint la 2e étape du 101e Tour d'Italie, disputée sur 167 kilomètres entre Haifa et Tel Aviv, samedi en Israël.

L'Italien termine devant son compatriote Jakub Mareczko (Wilier Triestina-Selle Italia) et l'Irlandais Sam Bennett (Bora-hansgrohe). Premier Belge, Baptiste Planckaert (Katusha) a pris la 9e place. Vainqueur du sprint intermédiaire et de sa bonification, l'Australien Rohan Dennis (BMC) est le nouveau leader du Giro. Il devance d'une seconde le Néerlandais Tom Dumoulin (Sunweb), le plus rapide vendredi lors du contre-la-montre inaugural, et de 0:03 le Belge Victor Campenaerts (Lotto Soudal).

Cette première étape en ligne, après le contre-la-montre inaugural vendredi, a vu deux hommes prendre la fuite dès le 10e kilomètre. En tête, le Danois Lars Bak (Lotto Soudal) et l'Italien Davide Ballerini (Androni-Sidermec-Bottecchia) ont vu le Canadien Guillaume Boivin (Israel Cycling Academy) les rejoindre.

Après avoir compté 3:50 d'avance sur le peloton au 50e km, les fuyards ont perdu du temps au fil de l'étape, disputée sur les bords de la mer Méditerranée. Ils ont finalement été repris dans la descente de la première difficulté du Giro, où l'Italien Enrico Barbin (Bardiani - CSF), sorti du peloton, est passé en tête. Il portera donc le maillot bleu du meilleur grimpeur dimanche.

L'équipe BMC, qui a mené la chasse sur les fuyards, a ensuite permis à Rohan Dennis de remporter le sprint intermédiaire et ainsi prendre le maillot rose de leader du général.

Le peloton a ensuite considérablement baissé l'allure, permettant à Boivin de tenter une nouvelle fois sa chance. Le Canadien de l'équipe israélienne a été repris à 16km de la ligne.

Comme prévu, la victoire s'est donc jouée au sprint. Bien emmené par son équipe, Viviani s'est facilement imposé, apportant un 28e succès de la saison à la formation belge. Viviani a signé un 7e succès en 2018, le 56e de sa carrière.


Viviani dédie sa victoire à sa compagne: "Elle croit toujours en moi"

"Cette victoire est pour ma compagne (la cycliste italienne Elena Cecchini, NDLR), elle croit toujours en moi", a déclaré Viviani après l'arrivée.

Le coureur italien a justifié son statut de favori en cas d'arrivée au sprint dans les rues de Tel Aviv. "Tout le monde s'attendait à ce que je m'impose mais cela ne facilite pas les choses", a expliqué l'Italien, qui avait terminé en pleurs Gand-Wevelgem après avoir failli battre le Slovaque Peter Sagan.

Viviani a devancé au sprint son compatriote Jakub Mareczko et l'Irlandais Sam Bennett. "J'avais besoin d'une grande victoire comme celle-ci et elle récompense tous les sacrifices de mon équipe ces derniers mois", a dit Viviani, qui n'a pas manqué de dédier sa victoire à Elena Cecchini, sa compagne. "Elle m'a dit vendredi soir que je pouvais m'imposer. Je voulais la remercier de croire en moi en levant les bras ici. Mes coéquipiers ont fait un travail incroyable. Je pense que je n'ai jamais eu une équipe aussi forte autour de moi sur le Giro", a ponctué l'Italien, 56 victoires au compteur.

Une dernière étape en Israël, dimanche, emmènera les coureurs de Be'er Sheva à la station balnéaire d'Eilat (229 km), avant le vol pour la Sicile et le début de ce Giro en terre italienne.