Cyclisme Tim Wellens a fait coup double ce dimanche : victoire d’étape et maillot jaune.

"C’est logique que je sois favori de ce Tour de Wallonie, mais ce n’est pas pour ça que ce sera facile de gagner", nous avait déclaré Tim Wellens, vendredi, à la veille du départ de l’épreuve wallonne. Les propos du puncheur belge ont pris tout leur sens ce dimanche. Car le leader de Lotto-Soudal s’est imposé en force dans les rues de Namur. Mais il n’a pas eu la tâche facile !

"Je me suis retrouvé dans le final dans un groupe de six avec quatre Quick Step et ils m’ont attaqué à tour de rôle", explique-t-il. "Ils m’ont vraiment fait mal ! Mais j’ai su répondre rapidement à toutes leurs offensives, ils n’ont pas su prendre d’avance. C’était juste avant la deuxième et dernière montée de la Citadelle de Namur. Dans laquelle il n’y a pas eu d’attaque, car le tempo était élevé."

L’offensif coureur belge avait lui-même essayé d’attaquer juste avant, dans la montée de Tienne aux Pierres, à Wépion.

"J’avais de très bonnes jambes et je voulais déjà ouvrir la course bien avant cette montée, mais l’équipe a demandé que j’attende", continue Tim Wellens. "Comme j’ai gagné, je peux dire qu’elle a eu raison ! J’ai demandé à l’équipe de rouler à bloc dans cette avant dernière montée, où j’ai essayé de partir seul. Mais c’était vent de face et cela n’a pas fonctionné. J’ai ensuite bien géré le final, la descente de la Citadelle et l’amorce du sprint pour m’imposer."

Comment a-t-il géré son sprint ? "Juste avant l’arrivée, je m’étais placé derrière un Quick Step et je sentais que les autres de cette équipe voulaient se placer devant moi, sans doute pour laisser un trou par rapport au premier de leur coureur, mais je ne les ai pas laissé faire", répond-il. "Ce qui m’a permis d’aborder le sprint bien placé. Comme nous étions passés une première fois sur la ligne d’arrivée sur le circuit local, je savais qu’il fallait lancer le sprint après le dernier virage. Ce que j’ai fait. Je suis vraiment content avec cette victoire ! J’avais hésité à venir sur cette épreuve. Mais mon équipe m’a convaincu en me disant que j’avais 80 % de chances de m’imposer…"

Il l’a fait ce dimanche. Et il peut aussi penser désormais à la victoire finale, lui qui a pris le maillot jaune de leader.

"Mais attention, je n’ai pas beaucoup d’avance et les Quick Step sont solides et nombreux à être bien placés au classement général", prévient-il. "C’est loin d’être fini ! Surtout que mon coéquipier Monfort, qui connaît bien la région de l’arrivée, ce lundi, m’a prévenu que le final y sera dur. Ce seront donc les jambes qui parleront dans la dernière côte."

Et il espère qu’elles parleront aussi bien que ce dimanche !


Fabio Aru : "Satisfait de ma condition"

Victime d’une chute samedi dans la première étape, Fabio Aru a passé une meilleure journée, ce dimanche. L’Italien, qui effectue sa reprise sur le Tour de Wallonie après deux mois d’absence, a terminé dans le premier groupe, celui des favoris de l’épreuve wallonne.

“Il y avait pas mal de côtes et je me suis bien senti dans les montées”, commente le leader de la formation UAE Emirates, qui a tenté d’éviter le sprint du premier groupe en attaquant à quatre kilomètres de l’arrivée. “Je suis assez satisfait de ma condition.”


Monfort : "Tim est tellement fort !"

Le Wallon aura du boulot, ce lundi, sur l’étape qui arrive dans sa région.

L’accolade de remerciement donnée par Tim Wellens à ses coéquipiers a été sincère, ce dimanche, en plein cœur de Namur, quelques secondes après sa victoire de la deuxième étape. Parmi les coéquipiers de Lotto-Soudal, il y avait le capitaine de route Maxime Monfort, qui est arrivé dans le deuxième groupe.

"C’est une belle victoire pour l’équipe, sourit le coureur wallon. Je suis très content. C’est un bonheur similaire à une victoire personnelle. Car je prends beaucoup de plaisir à me sacrifier au service du collectif. Et surtout pour un leader comme Tim. Toute la journée, je l’ai protégé au mieux. Ce qui n’était pas simple. Et puis nous avons ensuite fait un gros tempo dans la montée de Tienne-aux-Pierres, comme nous l’avions prévu. Ce n’était pas évident car il y avait de la bagarre ! Et nous avons pris des risques. Car après ce forcing, le bon groupe est sorti. Avec Tim, mais sans coéquipier. Et il était face à cinq… Quick Step. Mais Wellens est tellement fort et tellement sûr de lui que ça a réussi !"

Le Wallon sait qu’il aura du boulot, ce lundi, pour l’étape qui arrive à La Roche-aux-Ardennes, sa région d’origine.

"Mais c’est ce que nous voulions avec cette victoire d’étape et ce maillot jaune à défendre, termine Monfort. Et il faut aussi savoir se sacrifier. Je pense que j’aurais pu par exemple terminer dans le premier groupe. Mais pas conclure comme Tim l’a fait."