Cyclisme Le Néerlandais continue de balancer ses vérités sur le peloton.

Lieuwe Westra continue de faire parler de lui. Dans sa biographie qui paraît ce mardi, le cycliste retraité avait déjà dévoilé il y a quelques semaines qu'il avait utilisé des produits dopants durant sa carrière. Si le dopage d'équipe organisé comme dans les années 1990-2000 n'existe plus, selon lui, chaque coureur tenterait de se faire prescrire des autorisations d’usage à des fins thérapeutiques (AUT).

Grâce à ces AUT, les cyclistes auraient tout le loisir de s'injecter de la cortisone en course. "Je recevais un certificat médical pour une fausse blessure, le plus souvent, comme par exemple une inflammation au niveau du genou", raconte l'ancien coureur d'Astana. "Je m'injectais moi-même de la cortisone pour rouler plus vite, remporter des prix, et recevoir des compliments. Dès ma première année professionnelle, il est devenu clair qu'il n'était pas possible de gagner en ne faisant que s'entraîner."

Une autre révélation que Westra a faite concerne les épreuves achetées par certains coureurs. Il a avoué avoir vendu sa première course qu'il était en passe de gagner, sur les conseils de son coéquipier de l'époque Aart Vierhouten. La course date de 2009, au Memorial Arno Wallaard. "J'étais en échappée avec Eric Baumann", raconte Westra. "Je savais qu'il était plus rapide que moi au sprint. J'allais perdre de toutes façons. Ce n'était pas difficile à organiser. Quand j'ai pris un relais, j'ai lancé: "1000 ?". Il a hoché de la tête. A la fin de la course, j'ai pris l'argent."

Westra a aussi jeté un doute sur la victoire de Peter Sagan sur le dernier Paris-Roubaix. Selon lui, il a acheté l'Enfer du Nord à Silvan Dillier. "Devant ma télé, j'ai directement pensé que Dillier allait être content en regardant son compte en banque lundi matin ! Mais prouvez-le maintenant... Sagan a assez d'argent. Tricherie ? Je ne pense pas. Tu ne dois juste pas être trop tape-à-l'oeil."