Cyclisme

Le Belge s’impose dans cette troisième étape, marquée par les bordures et les chutes, qu’il visait


MIDDELBURG Hier matin, dans le quartier des affaires d’Amsterdam, nous avions lancé “voilà le vainqueur du jour” en guise de clin d’œil à Wouter Weylandt, qui avait déclaré la veille, après le sprint d’Utrecht, attendre avec impatience cette étape de lundi et le bord de mer, susceptible de faire des dégâts et réduire en petites pièces le peloton !

Le coureur de Quick Step avait donc vu juste, avant de mener de main de maître le sprint de Middelburg pour s’imposer et décrocher sa 2e victoire dans un grand Tour, lui qui avait déjà enlevé, il y a deux ans, une étape du Tour d’Espagne.

“Quel soulagement” , soufflait à l’arrivée le Gantois, surnommé WW Spécial . “Remporter sa première victoire de la saison est toujours une énorme délivrance. Et qu’elle arrive ici, sur le Tour d’Italie, est extraordinaire. C’est une grande joie, aussi, après une série de blessures, notamment au genou, et de malchance. Ce succès est aussi une manière de répondre aux critiques.”

Que lui avait adressées Patrick Lefevere, le manager de Quick Step, après une saison 2009 timorée et un début d’année 2010 parti sur les mêmes bases. “Je ne veux pas trop m’étendre sur ces critiques” , raconte encore le vainqueur du jour. “Je n’oublie pas non plus que Patrick me fait confiance depuis six ans (NdlR : Weylandt a signé son premier contrat pro en 2005 et est toujours resté fidèle à Quick Step). Mais oui, cette victoire est une manière de répondre à la pédale.”

Afin d’y parvenir, il avait préparé avec soin le Giro. “J’avais un bon sentiment avant ce Tour d’Italie” , poursuit Weylandt. “Et lors de la première étape en ligne, j’ai ressenti de très bonnes jambes. Ce lundi, quand on est arrivé sur le bord de mer, cela a borduré comme prévu et j’ai vu mes chances augmenter au fur et à mesure que nous étions de moins en moins nombreux dans le groupe de tête. J’aime ces courses qui se courent dans le vent. En plus, j’avais l’avantage de bien connaître toutes les routes, comme j’ai souvent couru dans cette région.”

Si des sprinters comme Farrar, Petacchi, McEwen et même le petit Modolo, étaient éliminés sur chute dans le final, il restait néanmoins un certain André Greipel, notamment.

“Oui, mais j’avais l’impression qu’il n’était pas bien, raison pour laquelle j’ai directement réagi quand Goss était en tête, car je pensais que Greipel allait le laisser filer et que j’allais me faire avoir. J’ai dû passer par un trou de souris, c’était assez dangereux, mais je suis passé. Ensuite, Brown était dans ma roue et remontait bien vite, mais j’ai su conserver mon avantage.”



© La Dernière Heure 2010