Weylandt veut s’affranchir

Julien Gillebert Publié le - Mis à jour le

Cyclisme

Ambitieux, le jeune Gantois se réjouit du départ de Davis pour pouvoir jouer sa carte

BRUXELLES Dans la foulée de sa victoire d’étape au Tour d’Espagne 2008, on attendait plus Wouter Weylandt au tournant la saison dernière. Mais le sprinter gantois a dû se contenter des seconds rôles. Perturbé par quelques pépins physiques et très marqué par le décès de son ami Frederiek Nolf au Tour du Qatar, il n’a pu s’imposer qu’à deux reprises, au Samyn , où il avait fondu en larmes en franchissant la ligne d’arrivée, ainsi que lors d’une étape des Trois Jours de Flandre Occidentale.

“C’est vrai, 2009 n’a pas été mon année”, commente-il sans fuir. “J’attendais plus de cette saison. Raison pour laquelle j’attends la nouvelle avec impatience, pour mieux me relancer.”

Dans la grisaille de l’an pas- sé, il retient néanmoins son Paris-Roubaix, qu’il avait vu se classer 11e sur le vélodrome.

“Cela reste une belle satisfaction”, poursuit celui qui est surnommé WW Spécial chez Quick Step. “Car cette course me fait rêver. Roubaix sera donc à nouveau un grand objectif pour moi, même si j’ai bien conscience que je suis encore un peu juste pour y rivaliser avec les ténors.”

Il espère cependant que son genou gauche tiendra le coup. Car celui-ci l’a sérieusement inquiété durant l’hiver.

“J’ai dû observer trois semaines de repos à cause de cette sorte de tendinite”, explique-t-il encore. “Le plus inquiétant, c’est que les médecins n’ont pas trouvé la cau- se de cette douleur. J’ai néanmoins pu participer activement au second stage de l’équipe, même si la douleur est réapparue après les entraînements. On est donc prudent, raison pour laquelle je ferai l’impasse cette année sur le Tour du Qatar. Je devrais débuter, si tout va bien, au Tour d’Algarve.”

En présentant son équipe, vendredi à Courtrai, le manager Patrick Lefevere a déclaré que Wouter Weylandt serait désormais plus protégé pour les sprints. Ce qui ravit l’intéressé.

De rajouter: “Je devrai encore bosser pour Boonen, bien sûr, mais quand il ne sera plus là, je ne devrai plus me mettre au service d’autres comme Davis”, termine-t-il dans un sourire.

“Et je pourrai enfin jouer plus souvent ma carte, aux côtés de mon ami Iljo Keisse, que je suis heureux de voir arriver chez nous, et qui sera très précieux dans les sprints.”



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