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Vandereycken fait monter la tension avec la presse

(16/10/2007)

Il nie avoir insinué qu'il veut jeter l'éponge et reproche aux médias d'être volontairement négatifs

TUBIZE Le passé l'a suffisamment prouvé : un entraineur fédéral qui commence à faire la guerre avec la presse, fait long feu. Il serait exagéré d'employer le terme guerre à l'heure qu'il est mais, en tout cas, hier, René Vandereycken a fait monter la tension.

Ainsi, il a nié avoir insinué, après le match contre la Finlande, qu'il jetterait l'éponge et qu'il en avait marre de l'Union belge. "La majorité des journalistes a interprété mes mots incorrectement. Comme souvent. Et puis, on s'étonne que je parle si peu... Soit, je ne vais pas vous donner l'interprétation exacte. Cela me couterait trop d'énergie."

Bizarre. N'avait-il pas fait la comparaison avec son époque à Twente, où il avait refusé une prolongation de contrat parce que le club avait attendu trop longtemps avant de lui faire une proposition ? Dans une interview à Radio 1 à la VRT, Vandereycken s'est quand même expliqué à ce sujet-là. "Malgré le fait que j'étais en fin de contrat, Twente a quand même joué la finale de la Coupe des Pays-Bas. Je vais me donner à fond pour les trois derniers matches."

Huis clos et refus de s'entrainer après la visite des Suédois

Mais dans quel climat avec les médias ? Hier, il reprochait aux journaux d'avoir fait volontairement des analyses négatives. "Pour moi, on a fait un pas en avant contre la Finlande. Je n'ai pas compris les intentions défensives de la Finlande, et notre jeu offensif a été freiné par le terrain. Celui qui n'a pas vu cela, n'a pas voulu le voir. Je comprends que les gens dans la rue soient déçus. Ils sont influencés par vos commentaires."

Vandereycken félicitait les joueurs pour leur analyse (terrain, jeu défensif des Finlandais) - et il décrétait un entrainement... à huis clos pour aujourd'hui, le jour avant le match contre l'Arménie. Pour ennuyer la presse ? A vous de juger.

En tout cas, hier, Vandereycken a purement et simplement refusé de s'entrainer sur le terrain habituellement réservé aux Diables Rouges au centre national de Tubize. La raison ? Il n'était plus assez bon pour son équipe après le passage, en matinée, des Espoirs suédois. Il a donc pris le ground réservé aux hommes de de Sart, priés eux de s'entrainer sur le terrain principal...



Y. T. et Th. B.

© La Dernière Heure 2007

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Les chiffres qui tuent...

L'élimination officielle, chiffres à l'appui, a, au moins, le mérite de clarifier ce qui, pourtant, était, déjà, une évidence. Et, donc, de ne plus permettre de se retrancher derrière une qualification, mathématiquement toujours possible, pour repousser, encore et encore, l'échéance d'un véritable examen de conscience.

La consultation du classement nous montre des chiffres qui tuent. Il en est d'autres qui, eux, nous assassinent : il y eut, du moins sur les chaînes francophones, davantage de téléspectateurs belges qui ont suivi France - Angleterre en rugby que Belgique - Finlande, en foot : 272.900 pour TF1, 237.100 sur Club RTL. Il s'agit là d'un fait historique. Du jamais vu ! Qui aurait pu imaginer, il y a quelques mois encore, qu'un sport, considéré comme la dixième ou la quinzième discipline nationale, et pratiquée par deux formations étrangères, allait battre, en popularité, une rencontre de compétition officielle des Diables Rouges ? C'est tout simplement dramatique, et ce devrait être le déclic qui fait réfléchir. 14,8 % de parts de marché pour les Diables, habitués, jadis, à 40 ou 50 %, c'est davantage qu'un signal d'alarme.

Et cela rend risibles, voire grotesques, toutes les déclarations, fussent-elles présidentielles, du style "Nous n'avons pas perdu contre la Finlande qui n'est pas la première venue" ou "dans le chef de Vandereycken, seuls les résultats sont insuffisants." En d'autres circonstances, cela nous aurait, peut-être, fait sourire. Aujourd'hui, ça a tendance à nous faire pleurer...

Il est plus que temps que Jean-Marie Philips, le seul vrai professionnel de la bande, prenne les choses en mains, et, fort de son titre de CEO, ne laisse plus le Comité exécutif et sa commission technique continuer à noyer stupidement le poisson et à faire croire qu'il y a encore un intérêt populaire pour cette équipe-là. Il y va de la crédibilité sinon de la vie de notre football...



© La Dernière Heure 2007

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