Kim, médaille d'or dans nos coeurs !

Nicolas Christiaens Publié le - Mis à jour le

Édito

Belle, mais ô combien cruelle, Maria Sharapova ! La poupée russe a privé Kim Clijsters d'une médaille qui aurait récompensé une carrière incroyable


LONDRES Non, il n'est pas question de parler au passé. La carrière de Kim n'est pas finie, mais il faut reconnaître que pour ses derniers (et uniques !) Jeux olympiques, notre championne n'a pas atteint son objectif.

Car lorsqu'on a la carrure d'une Clijsters et qu'on attend ses 29 ans pour découvrir les JO, on ne peut qu'ambitionner une médaille. Il n'en sera rien, la joueuse de Bree a été éliminée en quart de finale par Maria Sharapova. Au sommet de son art, la Russe n'a d'autre ambition que la médaille d'or et il n'était pas question de faire une fleur à notre compatriote. C'est bien normal, mais cruel. Kim, elle, est à deux tournois (l'US Open et Anvers) de tirer sa révérence.


Le trophée manquant

Avec une victoire en Fed Cup, trois Masters, un Australian Open, un Roland-Garros (en double), un Wimbledon (en double également) et 3 US Open, Kimmeke a tout gagné. Tout, sauf un tournoi (ou ne serait-ce qu'une médaille) olympique.

La plus spéciale de toutes les compétitions a résisté à notre compatriote. Absente à Sydney (elle était en tout début de carrière), elle ne se déplaçait pas à Athènes en 2004, alors que Justine se parait d'or, la faute à un problème de sponsor puisque le COIB imposait Adidas et que Kim préférait rester fidèle à Fila, le seul à avoir toujours cru en elle. En 2008, c'est une nouvelle fois devant sa télévision, avec le statut de jeune retraitée mais surtout de jeune maman, que Kim regardait les JO. Son retour à la compétition en 2009 fut évidemment historique puisqu'elle remportait l'US Open lors du troisième tournoi et première levée du Grand Chelem de sa deuxième carrière. Une victoire historique qui faisait de Kim la première à remporter un Grand Chelem en bénéficiant d'une Wild Card.

Une saison 2010 bien remplie (avec un nouvel US Open) et sa première victoire à l'Open d'Australie (en 2011) plus tard, maman Kim redevenait numéro 1 mondiale. Les blessures sont ensuite (re)venues hacher sa carrière, l'obligeant à limiter fortement son nombre de matches en 2012 pour être fit aux JO, son objectif de la saison.

Mais si Kim a brillé dans le jeu, c'est aussi pour son attitude sur et en dehors du court qu'elle restera à jamais l'une des plus grandes championnes belges et du tennis. Une championne qui a conservé le surnom d'Aussie Kim bien après sa rupture avec Lleyton Hewitt. Une "Super mom" qui a ému les Etats-Unis lors de son come-back victorieux à l'US Open. Une athlète irréprochable qui a fait l'unanimité pendant toute sa carrière. Mais celle qui fut la première sportive a avoir une poupée Barbie à son effigie n'aura donc jamais connu les honneurs d'une médaille olympique. En revanche, elle est sans conteste médaille d'or dans nos cœurs.

© La Dernière Heure 2012

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