Formule 1

Perturbée lors du dernier quart d’heure par la pluie également annoncée pour cet après-midi, la première séance libre du GP d'Italie a vu la domination des Mercedes de Lewis Hamilton et Valtteri Bottas. 

Avec un chrono de 1.21.537, le Britannique s’est déjà approché à quatre dixièmes de la pole 2016. On risque à nouveau de battre des records en qualifications. Pour autant que la pluie ne bouleversent pas tous les plans ce qui pimenterait encore le spectacle samedi, le retour du soleil étant prévu pour dimanche.

Une seconde derrière les Benz, on retrouve les Ferrari de Sebastian Vettel et Kimi Raikkonen sur un programme de préparation différent puis les deux Red Bull et les deux Force India des frères ennemis Ocon et Pérez.

Inattendue neuvième place sur ce tracé pourtant très rapide de la McLaren-Honda de notre compatriote Stoffel Vandoorne, avec un châssis MCL32 particulièrement à l’aise dans les chicanes. Le Belge pointe à 1.928, tandis que son équipier Fernando Alonso, quinzième, accuse un retard de 2.478 à l’issue de cette première séance de travail peu significative. L’Espagnol sait déjà qu’il est condamné à s’élancer en fond de grille où l’on se bousculera puisque les pilotes Red Bull-Renault et peut-être aussi Renault (à confirmer) écoperont de pénalités pour changement de groupe propulseur.

Parmi les dernières rumeurs entendues dans le paddock de Monza, il semblerait maintenant que les négociations entre Renault, Honda et Toro Rosso pour un éventuel échange de moteur coincent. « C’est loin d’être arrangé, » nous a indiqué une source fiable chez McLaren. Voilà qui expliquerait peut-être le changement total de discours en quelques jours de Fernando Alonso qui y avait été un peu fort à Francorchamps. Si l’on en croit le démenti formel de Claire Williams, l’Espagnol n’aurait finalement pas d’autre alternative que de rester avec McLaren: « Que ferais-je si McLaren confirme son engagement avec Honda? J’attendrai d’abord le communiqué puis j’irai sans doute au Japon pour voir ce qu’ils préparent pour 2018. L’équipe de Woking a bien progressé depuis mon arrivée. Elle peut-être championne du monde. Il ne nous manque qu’un ingrédient… » Mais non des moindres. Un bon moteur. Peut-on encore imaginer gagner deux secondes et combler un énorme retard en un hiver après trois années de recherche et de développement infructueuses? Fernando Alonso calme le jeu et feint soudainement et publiquement d’encore y croire. Bizarre. Doit on en déduire qu’il n’y aurait donc plus d’autre solution ni pour McLaren ni pour lui? Apparemment, c’est ce week-end que tout devrait se décider dans les coulisses du paddock de Monza.