Formule 1

En pole, l'Allemand veut encore croire au miracle. La cinquantième pour le pilote Ferrari. Hamilton seulement 3e derrière Verstappen. Mais une 5e place lui suffit.

Sebastian Vettel a signé, hier au Mexique, la cinquantième pole position de sa carrière pour le GP sans doute de la dernière chance pour le pilote Ferrari.

Auteur d’un superbe tour lors duquel il a pulvérisé le record de la piste, l’Allemand exultait après avoir privé Max Verstappen de sa première pole pour un peu moins d’un dixième.

"Je suis super-content car il est très difficile ici de mettre les trois secteurs ensemble. Mon deuxième partiel a été phénoménal, "souriait un Vettel sportivement félicité par Lewis Hamilton tournant attentivement autour de sa Ferrari en attentant son tour pour l’interview. "Je sais que mes chances sont encore minces mais il serait stupide de ne pas y croire encore. On a déjà assisté à de gros retournements de situations dans l’histoire de la F1. De toute manière, je n’ai pas de questions à me poser. Je n’ai plus mon sort entre les mains. Je n’aurai qu’un seul objectif : gagner."

Jamais aucun autre pilote n’a résorbé un retard de 66 unités pour coiffer la couronne mondiale. C’est donc quasi mission impossible pour le déjà quadruple champion. Car même s’il remporte les trois derniers GP, une seule cinquième position suffira à son rival britannique pour le rejoindre au palmarès avec lui aussi une quatrième couronne.

Sauf accident ou panne mécanique, ce qui ne lui est encore jamais arrivé cette année, ce sera pour ce soir, peu avant 22h chez nous. Ou même plus tôt s’il devait arriver misère à Vettel qui retrouvera à ses côtés Max Verstappen, comme à Singapour. Plutôt un mauvais souvenir pour les deux hommes…

"Les autres ont fait du meilleur boulot que moi aujourd’hui," reconnaissait humblement le pilote Mercedes, troisième à quatre dixièmes et demi. "J’aurais pu gagner un ou deux dixièmes mais pas aller chercher le meilleur temps. Maintenant, cette grille augure d’une belle bagarre et c’est ce que je veux. Car ne comptez pas sur moi pour assurer tranquillement une place d’honneur. Je sais que je pourrais me contenter d’une 3e ou 4e place. Mais je suis ici pour l’emporter."

Quitte à prendre des risques ? Oui, Lewis Hamilton est dans une situation assez confortable pour ne pas trembler et vouloir aller chercher ce quatrième titre lui tendant les bras avec panache.

Voilà qui pourrait effectivement nous offrir un bien beau duel. Avec un Max Verstappen revanchard en arbitre. "Je voulais cette pole, je suis un peu déçu mais bon je vais essayer de me rattraper en course," a déclaré le pilote au sang chaud et à moitié belge.

© AFP

Lewis Hamilton sera sacré champion du monde ce dimanche si...

  • Il termine dans le Top 5
  • Il termine 6e, 7e, 8e ou 9e et Vettel ne gagne pas
  • Il termine 10e ou au-delà, et Vettel ne termine pas dans les deux premiers

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