Formule 1

Le Finlandais croit en ses chances de titre.

Il est plutôt cool et bavard pour un Finlandais. Remplaçant inattendu du jeune retraité Nico Rosberg, Valtteri Bottas fait plutôt mieux qu’attendu chez Mercedes où il n’est pas décidé à servir la soupe à son illustre équipier. Actuellement troisième du Championnat du Monde avec deux victoires et huit podiums en onze course, l’ex-pilote Williams compte aujourd’hui dix-neuf unités de retard seulement sur Lewis Hamilton, trente-trois sur le leader Sebastian Vettel.

Dans sa tête, rien n’est perdu donc. Plutôt que de juste assurer les gros points pour le championnat constructeurs, il se voit bien jouer un rôle d’arbitre dans la lutte pour le titre mondial. « Je me sens de plus en plus à l’aise dans le team, » nous a-t-il confié à l’apéro sur la terrasse de la structure étoilée. « La deuxième partie de saison devrait donc logiquement être plus facile pour moi. Mon retard au classement n’est pas trop important. A peine plus qu’une victoire. Et sans mon abandon sur panne mécanique en Espagne, je serais encore plus proche. »

Valtteri s’imagine-t-il donc se battre pour la couronne mondiale dès cette année ? « Oui, pourquoi pas. Il reste neuf courses et tout est possible. On a vu en Hongrie que je n’étais pas au service de Lewis qui a très bien respecté sa parole et notre deal en me laissant repasser en fin de GP. Je n’ai pas été surpris. C’est un vrai sportif. Il veut aller chercher le titre sans l’aide de personne. Mais lors d’un autre GP, les rôles seront peut-être inversés. On dispose chacun des mêmes atouts.»

Bottas s’est déjà imposé à Francorchamps en GP3, un tracé qu’il affectionne : « Comme tout le monde, je crois. Je pense qu’on sera mieux à Monza encore qu’ici. Le match avec Ferrari s’annonce serré. Mais l’on dispose ce week-end d’une évolution moteur et je crois que je peux gagner. C’est le but en tout cas. »

Pour être totalement épanoui, il ne manque qu’une chose à l’intérimaire nordique : un contrat pour 2018. Cela ne saurait tarder… « Vous croyez ? J’espère et j’attends. Je pense avoir fait le boulot correctement. » La signature de son compatriote Kimi Raikkonen est plutôt une bonne nouvelle même si c’est une place à laquelle il aurait aussi pu prétendre. Ferrari le fait-il rêver ? « Peu importe la couleur de la voiture. Moi ce que je souhaite c’est une voiture pour gagner et c’est le cas aujourd’hui avec Mercedes. » Que Sebastian Vettel ne rejoindra pas… « Si vous le dites. Vous savez plus de chose que moi. Et Fernando Alonso ? A-t-il resigné avec McLaren ? » Non, pas encore. Mais on doute fort que l’Espagnol puisse reformer avec Hamilton le duo explosif d’il y a dix ans… Hamilton-Bottas, pourquoi changer une équipe qui gagne ? Surtout quand on sait que la jeune tête blonde est un des protégés du patron Toto Wolff.