Formule 1 Sainz en partance pour Renault, Kubica en discussions avec Williams, Gasly en route pour Toro Rosso.

Le puzzle de la F1 2018 est en train de se compléter.

Les pièces maîtresses restent McLaren, Fernando Alonso et Honda, dont les sorts sont étroitement liés. "Le moteur Renault a gagné cette année avec Red Bull et constituerait un changement suffisant pour me convaincre de prolonger avec McLaren…", a déclaré Fernando Alonso en marge du Grand Prix d’Italie.

On continue donc à travailler dans ce sens du côté de Woking où la principale préoccupation n’est visiblement plus d’ordre financier (les actionnaires arabes seraient prêts à payer le prix pour retrouver la voie des podiums), mais bien de refourguer le V6 Honda à Toro Rosso. Car pas question pour Liberty Media et Jean Todt, le président de la FIA, de perdre un des quatre constructeurs engagés en F1.

Chez Red Bull, on ne se dit pas opposé à ce que Renault motorise un autre client. Travailler avec les Japonais permettrait de diminuer la facture moteur pour Dieter Mateschitz et de récupérer le V6 nippon en tant que team officiel s’il finissait par devenir performant.

Renault n’est pas opposé à casser son contrat avec Toro Rosso en échange d’une part d’un deal avec McLaren bien sûr, mais aussi de Carlos Sainz Jr que le constructeur français préférerait au vieux revenant Robert Kubica dès lors en discussions avec Williams pour remplacer Felipe Massa.

Voilà qui arrangerait plutôt aussi l’écurie B de Red Bull pouvant donner, dès lors, une chance à l’ex-champion GP2 Pierre Gasly plutôt que de voir le fils du Matador des rallyes rempiler pour une cinquième année. Tous les signaux semblent donc au vert pour une nouvelle association McLaren-Renault.

Même Yuseke Hasegawa, responsable F1 de Honda, a avoué ne plus y croire.

"On voudrait rester avec McLaren, mais il va nous manquer du temps pour les convaincre. Notre prochaine grosse évolution n’est pas prévue avant Suzuka."

Une décision devrait tomber en cette fin de semaine.